Pour la première fois depuis près de 50 ans, le Paris SG défie le Paris FC ce dimanche (20h45), au Parc des Princes.
Jour de derby. Privé de rival dans la capitale depuis de nombreuses années, le PSG a vu débarquer le Paris FC en Ligue 1 l’été dernier. Pas n’importe quel rival. Un Paris FC pour le moins ambitieux, doté du quatrième budget du championnat de France (130 M€, contre 850 pour le PSG), renforcé par plusieurs joueurs rompus à la D1 (Simon, Lees-Melou, Ikoné…) – dont l’ancien gardien du Paris Saint-Germain Kevin Trapp – et récemment passé sous la coupe de la famille Arnault, avec l’aide et l’expertise de Red Bull.
Malgré des moyens conséquents, la première partie de saison du promu parisien, qui n’avait plus connu l’élite depuis 1978-79, s’est toutefois avérée plus compliquée que prévu… Avant la 17e journée et ce premier derby face au PSG, ce dimanche (20h45, Ligue 1+), sur la pelouse d’un Parc des Princes qui s’est séparé que par une rue du stade Jean-Bouin, le Paris FC occupait la 14e position au classement, avec seulement quatre points d’avance sur le barragiste nantais (15 points contre 11). L’absence d’un grand buteur, après plusieurs tentatives avortées l’été dernier, s’est notamment fait ressentir. Personne n’avait promis que le PFC jouerait, d’entrée, les premiers rôles. Surtout pas le prudent Antoine Arnault. Ça n’empêchera sans doute pas le club présidé par Pierre Ferracci de se montrer actif au mercato d’hiver.
Grand frère face au cadet
En attendant, il est encore loin le temps où les deux clubs parisiens, qui n’ont fait qu’un entre 1970 et 1972, lors des deux premières années du PSG, pourront se regarder les yeux dans les yeux. «Aujourd’hui on ne peut pas parler de rivalité», convient Stéphane Gilli. Un jour, peut-être, la rivalité entre le Paris SG et le Paris FC sera aussi intense que celle qui oppose le PSG à l’OM, Lyon à Saint-Etienne, Monaco à Nice, ou Lille à Lens. Pour l’heure, c’est davantage une curiosité qu’autre chose. Le grand frère face au cadet.
Prix des places, accueil, restauration, ambiance… Paris SG-Paris FC, qui remporte le match de la meilleure soirée au stade ?
D’autant que le groupe de Stéphane Gilli est amputé de plusieurs éléments importants retenus à la CAN (Kebbal, Chergui, Simon, Krasso, Traoré), sans parler de la blessure au tibia de Pierre Lees-Melou, tandis que celui de Luis Enrique, deuxième à quatre points de Lens, champion d’automne après sa victoire à Toulouse (0-3) vendredi, n’est privé «que» du Marocain Achraf Hakimi et du jeune (18 ans) Sénégalais Ibrahim Mbaye, en plus des blessés (Safonov, Lee, Ndjantou). Après une première partie de saison marquée par les blessures, les champions de France et d’Europe viseront à retrouver leur rythme de croisière. Et ce afin de se donner les meilleures chances de réaliser le doublé en Ligue des champions et, si possible, de rester maître dans les compétitions nationales. Individuellement, certains n’ont pas réellement débuté leur saison, comme Ousmane Dembélé et Désiré Doué.
Un nouveau derby le 12 janvier
Le cas Matfey Safonov/Lucas Chevalier animera aussi bien les gazettes que la réflexion de Luis Enrique dans les semaines à venir. Dossier chaud mais reporté au retour du portier russe, victime d’une fracture de la main lors de sa prestation héroïque lors de la récente finale de Coupe intercontinentale.
Aussi déséquilibré soit-il sur le papier, ce derby vaudra toutefois cher pour les deux clubs, le PSG pour suivre le rythme du RC Lens, le Paris FC pour éviter de voir les équipes de bas de classement se rapprocher. Il y a aussi l’aspect suprématie régionale. «C’est beau de jouer un derby», promet Luis Enrique, dont le principal vœu pour 2026 est «d’avoir la santé, récupérer tous les joueurs». Évidemment, le PFC a tout à gagner et le PSG, tout à perdre. À noter que les deux clubs se retrouveront dès le 12 janvier, en 16es de finale de Coupe de France, encore au Parc, puis le 16 mai, à Charléty, lors de la dernière journée du championnat. Pour ce qui est de la rivalité, les Rouge et Bleu trouveront davantage leur compte dans le duel qui les attend face à l’OM jeudi prochain (21h), au Koweït, lors du Trophée des champions.