Lors du marché des associations solidaires de Balma, l’association Aviation sans frontières (ASF) tenait un stand mettant en valeur l’artisanat des pays où elle mène ses missions humanitaires.
Cette ONG, qui compte 800 bénévoles en France, jouit d’une solide réputation grâce à ses actions transnationales. Implantée depuis 2019 sur l’aérodrome de Balma-Lasbordes, la délégation Occitanie-Toulouse d’ASF rassemble une cinquantaine de bénévoles et a fait du site un point d’ancrage pour ses initiatives. Présidée nationalement par Gérard Feldzer et parrainée par des personnalités telles que l’astronaute Thomas Pesquet, ASF mobilise le monde aéronautique, avec le soutien précieux de la fondation Airbus et de donateurs.
Le transport d’enfants malades
Au cœur de ses priorités : l’accompagnement d’enfants nécessitant des soins médicaux urgents. « C’est une part essentielle de notre activité », souligne Patrick Bruneau, délégué régional. En partenariat avec le Chaîne de l’espoir ou Mécénat chirurgie cardiaque, ASF organise le transport aérien de ces jeunes patients originaires de 28 pays (Burkina Fasso, Djibouti, Comores, Moldavie…), opérés et soignés en France.
« Nous mettons aussi en place du fret humanitaire, en préparant des palettes d’équipements que nous envoyons dans des pays qui en ont un besoin vital », explique Bruno Pastourelle, bénévole d’ASF. Grâce à un dispositif porté par la fondation Airbus, des avions neufs livrés à des compagnies africaines transportent du matériel humanitaire. Récemment, onze tonnes d’équipements ont ainsi été acheminées vers un hôpital d’Addis-Abeba, en Éthiopie.
Localement, ASF favorise l’insertion des jeunes de 16 à 25 ans, notamment via le programme Les Ailes de l’avenir, leur permettant d’acquérir des compétences en participant à la construction d’un petit aéronef. « Nous proposons également des baptêmes de l’air à des enfants handicapés, malades ou issus de milieux défavorisés », explique Bruno Pasturel. L’association explore des projets innovants, comme la conception d’un avion-hôpital ou de drones de transport de matériel en zones isolées. Avec ASF, l’aéronautique devient ainsi un formidable vecteur de solidarité.