« La Ville de Rennes sera mieux reliée à l’intérieur de la Bretagne. Je vois bien une liaison vers Brest en 80 minutes. Sur le plan de l’immobilier, je crains que les banlieues de Rennes métropole ne deviennent hors de prix, notamment en raison d’une insécurité croissante, particulièrement dans le centre-ville. »
Le Mensuel de Rennes
Magazine curieux et (im)pertinent !
DécouvrezLouise, 18 ans, étudiante en droit, à Rennes depuis 3 mois
(Le Mensuel de Rennes/David Brunet)
« J’habite à l’ouest de Rennes, mais je viens tous les jours à Rennes depuis la rentrée pour mes études. Je suis Normande d’origine. Je trouve que Rennes est une très belle ville, propre, à visage humain. Quand on arrive à Rennes, on voit des bâtiments très modernes, mais dans le centre, il y a une belle architecture. J’espère que ça va rester comme ça. Elle me semble assez épargnée par le changement climatique et par les grands mouvements de population. Pour les années à venir, je pense qu’il faut juste qu’elle garde ce visage humain, qu’elle n’attire pas trop de monde. »
Julien, 34 ans, artisan menuisier, Clémenceau, à Rennes depuis 5 ans
(Le Mensuel de Rennes/David Brunet)
« Actuellement, Rennes c’est super, une belle ville, avec beaucoup de mouvement. On parle beaucoup d’insécurité mais je trouve que ça va. C’est peut-être dû à ma corpulence ! On m’embête peut-être un peu moins. Je crains un peu pour l’accessibilité. Le vélo c’est très bien mais il faut penser à ceux qui doivent venir dans l’hyper centre en camion pour leur métier. Je suis dans l’artisanat et c’est assez compliqué de venir dans le centre. Je ne sais pas comment ce sera dans quinze ans mais sur les cinq dernières années, l’évolution est positive. »
Tom, 23 ans, fraîchement diplômé en urbanisme, centre-ville, à Rennes depuis 12 ans
« En 2040, Rennes sera une ville encore plus tournée vers la nature et la culture. Les mobilités douces et les transports en commun auront pris le dessus sur les transports carbonés, à la fois en ville mais aussi dans la métropole grâce au RER métropolitain mis en place pour mieux connecter Rennes et sa banlieue. Je crains que Rennes ne perde ce qui fait son ADN : ce côté rebelle, festif, jeune. J’aimerais idéalement que Rennes systématise, d’ici à 2040, une signalétique bilingue ou trilingue pour affirmer son rôle de capitale régionale et ses multiples langues qui font sa richesse. »
Colette, 72 ans, retraitée, Bellangerais, à Rennes depuis 53 ans
(Le Mensuel de Rennes/David Brunet)
« Dans quinze ans, j’imagine Rennes presque sans voitures. Les voitures sont de toute façon déjà presque interdites dans le centre. Je suis assez d’accord, même si c’est compliqué pour les commerçants. Je ne pense pas que ça s’améliorera pour eux. J’aimerais aussi qu’il y ait encore plus d’espaces verts, et moins de nuisances sonores. Quant au (narco) trafic, j’habite un quartier où il y a eu pas mal de faits liés à la drogue, mais ça s’est calmé. Il y a quinze ans, je n’osais pas sortir le soir, ce n’est plus le cas maintenant.
Smoosh, 27 ans, artiste, Villejean, né à Rennes
(Le Mensuel de Rennes/David Brunet)
« Je pense qu’il y aura encore plus de monde à Rennes. J’espère qu’il y a aura une troisième ligne de métro. Il faudrait un peu plus de logements, notamment des logements sociaux, pour que ce soit accessible à tout le monde. Avec tous les travaux, tous les projets, je crains qu’il y ait moins de diversité, moins de mixité sociale, plus de gentrification.
Coralie, 29 ans, crêpière, à Rennes depuis 15 ans
(Le Mensuel de Rennes/David Brunet)
« J’espère que la ville sera un peu plus verte, qu’il y aura un tout petit peu moins de vols de vélo. Et j’espère que Rennes sera un peu moins “chargée”. Il y a déjà beaucoup de monde, ça construit de partout et on a de moins en moins d’espaces pour les champs, l’agriculture, c’est important d’en garder. Avec tout ce qu’on entend sur les quartiers, je crains que ça ne devienne insécurisant pour la population, même si moi, à mon niveau, je ne le ressens pas pour le moment. »
Annie, 66 ans, retraitée, Brequigny, à Rennes depuis 48 ans
(Le Mensuel de Rennes/David Brunet)
« J’imagine que Rennes sera très peuplée dans quinze ans. À chaque fois qu’une maison se vend, on construit des immeubles. On s’est battus dans notre quartier pour ne pas en avoir, on en a eus. On sait que Rennes ne veut pas s’étendre en dehors de la rocade. Donc ça va se faire intra-muros. Je crains pour la densité de la ville. Je crains aussi les problèmes de drogue. Ils sont partout, même dans les quartiers calmes. Je ne sais pas ce qu’il faut faire, mais ce qui est fait n’a aucun effet. J’aimerais aussi que la ville soit plus végétalisée. Ici (place de la mairie) il n’y a rien, esplanade Charles-De Gaulle, pas un arbre non plus.
