Michel Silve est revenu en France après plus de 40 ans passés très loin. 22 ans en Afrique et le reste en Chine, dans les Balkans ou les Pays de l’Est. Une existence passionnante que le sculpteur détaille dans quatre ouvrages qu’il a écrits et publiés.
Outre la moto, passion dévorante qu’il pratique assidûment sans rater une édition du Tourist trophy sur l’île de Man, son hobby a toujours été la sculpture : « Étudiant, je sculptais dans les ports, surtout de l’olivier, assis sur le quai pour pouvoir balancer les copeaux à la mer, c’est ainsi que j’ai vendu une statue au maire d’Amsterdam. »
L’artiste a aussi sculpté en Afrique : « Quand je m’occupais de routes au fin fond de la Haute-Guinée-Conakry, j’avais été contacté par des missionnaires pour sculpter le dossier du trône de l’évêque de Kankan. » Au Gabon, il n’avait pas d’établi mais, le bois ne manquant pas (acajou, okoumé) et il s’était mis au bas-relief : Michel Silve a ainsi donné un Christ à la grande église de Seyne et décoré le fronton de Notre-Dame des Neiges à Charcherie.
Un art premier « très pratiqué autrefois »
« Je sculpte essentiellement par passion, plutôt l’hiver car l’été je préfère promener en montagne ou à moto. Ici, c…