Posted On 4 janvier 2026

De quoi secouer un peu plus la municipalité Verts/LFI et ceux qui refusent l’armement de la police municipale, Laurence Ruffin la candidate de Piolle et des Verts en tête : l’Union syndicale des policiers municipaux et des agents de prévention et de médiation (USPPM) a déposé un recours contre la ville de Grenoble.

UN RECOURS CONTRE LE « REFUS PERSISTANT » D’ARMER LA POLICE

Le média Place Gre’net révèle ainsi que le syndicat a déposé son recours en novembre dernier. L’objectif: contester le « refus persistant » du Maire de doter les policiers municipaux d’armes de catégorie B1 (armes létales) et de réévaluer les risques qu’ils encourent dans le cadre de leurs fonctions. Nous en sommes désormais à la mise en demeure juridique face à une municipalité qui préfère ses lubies idéologiques à la vie de ses agents.

Place Gre’net
« LA VILLE EST À FEU ET À SANG »

Bernard Vellutini, le secrétaire général du syndicat, n’y va pas par quatre chemins pour justifier son recours : « aujourd’hui, sa ville est à feu et à sang ». Comment lui donner tort quand près d’1/3 du récapitulatif de l’année par le Dauphiné Libéré est consacré aux actes de violences qui ont marqué Grenoble en 2025 : attaque à la grenade au village olympique, bibliothèque incendiée à Mistral, spectre d’un acte antisémite avec un incendie à Hoche…. « Une année qui sent la poudre », résume le quotidien.

LES VERTS/LFI FERMENT LES YEUX SUR L’ÉVOLUTION DE LA VILLE

Le secrétaire général le rappelle : « les maires ont l’obligation de procéder à l’analyse des risques auxquels sont exposés leurs agents. Et cela régulièrement, car il y a une évolution quasi permanente du contexte de travail et du besoin de protection ». À Grenoble, les Verts/LFi ont refusé et refusent encore de prendre acte de l’évolution des risques qu’encourent leurs agents alors que les points de deal pullulent désormais en ville, et les armes de guerre non loin. 

Juste avant noël : un homme dangereux armé d’un couteau contre lequel la police nationale a dû faire usage d’armes à feu pour le neutraliser

Le meurtre de Lilian Dejean, agent municipal tué de sang-froid par balles en 2024 alors qu’il prenait son service, aurait dû être un électrochoc. Il n’en a rien été. 

DES AGENTS DEVENUS DES CIBLES MOUVANTES

Dans un tel contexte, attesté par les statistiques (depuis 2016, +40% de coups et blessures, +50% de vols avec armes, +290% de trafic de stupéfiants !), les policiers municipaux désarmés deviennent des cibles mouvantes pour les délinquants. De nombreux agents doivent refuser d’intervenir dans certaines zones jugées trop dangereuses, faute de moyens de protection adaptés, et le signalent régulièrement à leur hiérarchie.. qui n’en tient pas compte. Les témoignages en ce sens pullulent sur l’intranet de la ville.

LA POLICE MUNICIPALE TRANSFORMÉE EN SERVICE DE MÉDIATEURS

L’USPPM rappelle bien l’équation : « le seul fait de porter une tenue nous expose, nous désigne comme cible (…) Le maire doit prendre une décision : soit il n’y a pas de police municipale et il assume ce choix face à ses administrés, soit il arme les policiers municipaux. Mais en aucun cas on ne saurait leur permettre d’exposer la vie de fonctionnaires au quotidien ». Le Maire a choisi l’option un, faisant des policiers municipaux de vagues « médiateurs » qui ne peuvent sortir lorsqu’il y a danger.


Témoignages d’agents municipaux mis en danger dans le cadre de leurs fonctions par l’évolution de la ville…

LES TASERS CONTRE LES KALACHNIKOV…

Avec une mauvaise foi insupportable, les Verts de Piolle/Ruffin, mais aussi des candidats qui leur courent après comme Romain Gentil (Place Publique) osent continuer à expliquer que les policiers sont déjà armés… avec des pistolets à impulsion électrique et des caméras piétons ! On pourrait en rire si le sujet n’était pas aussi grave. Comme si la police municipale faisait le poids, face à des trafiquants armés en fusils d’assaut, avec des jouets électriques. 

LA POSTURE IDÉOLOGIQUE PLUTÔT QUE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE

Pourtant, même chez les amis politiques de Piolle/Ruffin, le mur doctrinal se fissure. À Bordeaux, le maire vert Pierre Hurmic a fini par accepter d’armer sa police municipale, admettant que la sécurité n’est ni de droite ni de gauche, mais une nécessité. Grenoble reste l’un des derniers bastions du déni, au sein d’une métropole où mêmes les Maires rouges font preuve de davantage de pragmatisme ; l’exception dogmatique où l’on préfère la posture à la sécurité publique. 

LES VERTS/LFI PARALYSENT VOLONTAIREMENT LEUR POLICE MUNICIPALE

Heureusement, ce n’est pas le même son de cloche du côté d’Alain Carignon. Dans un communiqué, il rappelle que « par ce recours le syndicat lance un dernier appel à une majorité municipale et à sa candidate, Laurence Ruffin qui campent sur leur position idéologique, faisant courir un risque maximal aux policiers municipaux ou leur interdisant toute présence sur le terrain. En paralysant sa police municipale, la municipalité accroît les risques pour tous les Grenoblois victimes d’une délinquance endémique ». 


Alain Carignon présentant le plan sécurité de « Réconcilier Grenoble », avec Jean-Claude Borel-Garin, ex directeur de la Police Nationale en Isère, ex n°2 du Raid, Guillaume Josserand, ex chef d’Etat Major de la Police à Grenoble, et Roger Oria Major Honoraire de la police.

“J’ACCUSE LA MUNICIPALITÉ DE NON-ASSISTANCE À GRENOBLOIS EN DANGER”

Le candidat, qui propose l’armement de la police municipale de longue date et le défend depuis des années en conseil, ajoute : « j’accuse la municipalité de non-assistance à grenoblois en danger. Si les Grenoblois nous font confiance en mars nous corrigerons immédiatement cette anomalie, en développant en parallèle un réseau de caméras de vidéo-protection et un PC opérationnel 24h sur 24. Grenoble ne doit plus battre le record national de délinquance pour 1000 habitants ».

L’IMPOSTURE RUFFIN : 6 ANS DE DÉNI SUPPLÉMENTAIRES ?

Laurence Ruffin, en singeant les méthodes de communication de son mentor sans jamais oser critiquer son bilan sanglant, espère de son côté tromper les Grenoblois sur la marchandise avec des slogans creux sur une « ville qui protège » alors qu’elle s’inscrit dans le même refus idéologique de l’armement de la police. Les Grenoblois qui choisissent de voter pour elle sont prévenus : cela reviendrait à signer pour six ans de plus d’une municipalité qui ne prend pas sa part dans la chaine de sécurité, et aggrave les statistiques records de la délinquance qui gangrène notre ville.

D’ici aux élections municipales, le recours du syndicat a peu de chances d’aboutir. Mais les Grenoblois qui veulent retrouver une ville plus sûre, notamment grâce à une police municipale armée et renforcée, ont la possibilité de voter pour Alain Carignon et Réconcilier Grenoble en mars. La seule alternative aux Verts en capacité de l’emporter.