Depuis début décembre, le salon de thé Di Angélis, 11 place du Garde-Temps, présente Turbulences, une collection de 13 tableaux abstraits de Claudie Lux.
Étudiante aux Beaux-Arts de Saint-Étienne dans les années 1970, Claudie Lux s’est initiée au dessin, au fusain, à la sanguine et à la mine de plomb. C’est à cette époque qu’elle découvre la couleur grâce à un professeur passionnant. C’est le déclic.
« Le plus difficile pour moi, c’est de savoir quand m’arrêter. J’ai souvent tendance à aller trop loin »
« C’est en me laissant aller par la couleur, les gestes et mes impulsions que j’en suis arrivée au fluid’art. » Cette technique consiste à étaler différentes couleurs sur une toile selon ses impulsions. Dans un premier temps, l’artiste choisit les couleurs qu’elle va utiliser. Elle les verse ensuite sur la toile, qu’elle manipule pour faire couler la couleur. De temps en temps, elle accompagne leur chemin avec un pinceau, un objet ou son souffle. « Le plus difficile pour moi, c’est de savoir quand m’arrêter. J’ai souvent tendance à aller trop loin. »
Pour que la matière glisse bien, il est nécessaire d’appliquer au préalable un fond blanc ou de couleur sur le support. Claudie Lux utilise parfois cette technique avec des enfants. Le résultat est toujours très expressif. « C’est magique. Au début, ils font un peu la tête lorsque je leur dis de choisir uniquement trois couleurs plus une pour le fond. Ils les voudraient toutes ! »
Elle prépare ses couleurs avec trois ingrédients : de la peinture acrylique, un retardateur de séchage et de l’eau. « Je mélange le tout pour obtenir une consistance qui ressemble au miel liquide ». Après séchage, une couche de résine époxy donne de la brillance.
Depuis six ans, Claudie Lux suit également des cours de calligraphie avec Odile Lymousin, une spécialiste de la calligraphie latine utilisée, à l’origine, par les moines pour la copie de manuscrits. « Depuis des années, j’avais envie de m’initier. La calligraphie me canalise. Je rajoute des petites phrases sur mes tableaux. »
Une première à la pâtisserie, qui pourrait en appeler d’autres
Les œuvres de Claudie Lux sont à découvrir jusqu’au 31 janvier. Elles sont en vente entre 39 et 98 euros. Il est également possible d’acquérir des miniatures à 15 euros.
La pâtissière Céline Kouassi expose des tableaux pour la première fois, mais elle compte bien poursuivre l’expérience. « Le lieu s’y prête bien. Lorsque nous avons prévu la décoration de la boutique, nous avons laissé suffisamment de place pour accrocher des tableaux et puis nous avons deux grandes vitrines visibles de l’extérieur », explique la jeune femme.