l’essentiel
Le talonneur international (29 ans la semaine prochaine, 42 sélections) a rejoué pour la première fois depuis huit mois à l’occasion de la courte défaite des « rouge et noir » à Perpignan samedi 3 janvier 2026 (30-27). Son entrée en jeu en dit long sur son appétit.
Huit mois qu’il attendait ça. Après s’être rompu le ligament croisé antérieur du genou droit à l’entraînement avant la demi-finale de Champions Cup à Bordeaux, Peato Mauvaka a débuté 2026 sur les pelouses.

Le Calédonien a beau avoir la tête basse, il n’a pourtant pas tout perdu.
AFP – VALENTINE CHAPUIS
Si le résultat collectif n’a pas été au rendez-vous, les 20 minutes passées à Aimé-Giral représentent assurément une victoire pour le talonneur après des mois à transpirer en rééducation.
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« Sa blessure a plutôt bien évolué puisqu’on est largement dans les temps, disait vendredi Virgile Lacombe. Il y a eu une période où on a un peu plus insisté sur du travail de renforcement sur le haut du corps pour pouvoir le préparer à revivre les phases de conquête notamment, avec un travail de renforcement cervical, un travail de mêlée individuel avant de le réintégrer sur la partie collective, sur le séparé et ensuite sur l’entraînement à 15 contre 15. »
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Revenu pleinement dans le groupe depuis deux semaines, Mauvaka, qui « a eu peut-être un peu d’appréhension au début » selon l’entraîneur de la mêlée, a pu se rassurer au fil des jours.
Déjà tranchant ballon en main
Et face à l’Usap, il n’a pas tardé à montrer qu’il n’avait rien perdu de ses qualités. Ses deux premiers lancers assurés (60, 61) et la première mêlée rapidement évacuée (63), il a aussi fait parler ses talents d’attaquants. Deux franchissements agrémentés de ballons donnés en tombant à Graou (62) et Banos (65) ainsi qu’une passe avant contact sont venus embellir sa copie, même si un lancer perdu (72) et un bras cassé pour un ballon non talonné en mêlée (78) sont à relever, ayant privé les « rouge et noir » de deux munitions importantes. Ce qui n’empêchait pas Ugo Mola d’apprécier son retour.
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« L’énergie du premier (match, NDLR), c’est toujours bon et jamais inquiétant, disait le manager. On verra dans quelques semaines. Le premier match, après huit ou neuf mois de blessure et de convalescence, avec l’énergie que tu as emmagasiné, ce n’est pas le souci. Ce sont les semaines qui vont venir. Après, il nous a montré quelques petites choses qui laissent augurer, je pense et je l’espère, un Peato pas trop trop mal dans quelques semaines. »
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Avec une concurrence accrue à son poste, entre Julien Marchand qui rayonne, Guillaume Cramont qui confirme et l’émergence de Thomas Lacombre, le Calédonien a conscience qu’il n’a pas le loisir de se reposer sur ses lauriers. « Il sait qu’il va avoir de nouveau à prouver puisque c’est la loi du sport de haut niveau de retrouver sa place, d’être capable de faire de bonnes performances pour jouer et redevenir titulaire. Maintenant, cela se fera progres- sivement », disait Lacombe avant le match. En tout cas, la première étape est validée.