Mise en cause dans une procédure judiciaire engagée par Grégory Doucet, Karine Pertus réagit. La commerçante de l’avenue des Frères-Lumière, figure de l’opposition au projet de réaménagement de l’axe dans le 8e arrondissement de Lyon, conteste certains éléments relayés après sa récente audition par la police et appelle désormais le maire écologiste à retirer sa plainte.
Dans une réaction transmise à notre rédaction, Karine Pertus affirme d’abord que ses propos tenus sur Facebook ont été mal interprétés. »Contrairement à ce qui est écrit, je n’ai jamais accusé qui que ce soit de “nazisme”, ni qualifié une personne ou un groupe de ‘nazi’ ou de ‘naziste' », écrit-elle, assurant qu’ »aucun nom, aucun élu n’a été cité à aucun moment. »
La commerçante précise que le commentaire incriminé « a été publié sous un post de la mairie du 8ᵉ arrondissement, dans un contexte de mobilisation citoyenne », et qu’il « relevait exclusivement d’un ressenti personnel, exprimé de manière subjective et imagée, afin de décrire un climat vécu comme oppressant. » Elle insiste : « Il ne s’agissait ni d’une insulte, ni d’une accusation ciblée. »
Karine Pertus ajoute par ailleurs que « la première plainte évoquée dans certains articles est aujourd’hui caduque », un élément qu’elle juge « important » de porter à la connaissance des lecteurs. Pour rappel, la procédure engagée initialement par le maire de Lyon concerne la diffusion, sur Facebook, de son adresse personnelle, un fait pour lequel Karine Pertus a été entendue par la police et sera convoquée le 22 janvier en Maison de la justice et du droit.
« Sans intention de nuire »
Au-delà de cette mise au point, la commerçante alerte sur les conséquences personnelles de la procédure en cours. « Une plainte a été déposée à mon encontre à la suite d’un message ancien datant d’avril 2025, publié sans intention de nuire, dans un contexte de tension citoyenne », écrit-elle encore. « Plusieurs mois après les faits, cette procédure a aujourd’hui des conséquences humaines et familiales importantes, que je considère disproportionnées au regard du temps écoulé et de l’intention initiale. »
C’est dans ce contexte que Karine Pertus a lancé, ce dimanche 4 janvier, une pétition citoyenne demandant le retrait de la plainte déposée par le maire de Lyon. « Un message ancien ne doit pas détruire des vies », y écrit-elle, assurant que sa démarche « n’est ni politique, ni conflictuelle : c’est un appel au dialogue. »
Dans le texte de cette pétition, la commerçante met notamment en avant l’impact de l’affaire sur ses enfants. « Mes enfants, innocents dans cette situation, sont directement impactés. Ils partagent leur quotidien scolaire avec les enfants de Grégory Doucet, nouant des liens d’amitié sincères », souligne-t-elle, estimant qu’ »ils ne devraient pas être victimes des différends qui concernent les adultes. »
Elle appelle ainsi le maire de Lyon à « reconsidérer cette situation sous un angle plus humain » et à « envisager le retrait de cette plainte qui, au-delà de me toucher personnellement, atteint ceux qui sont innocents ». « La communication et l’empathie doivent être les outils avec lesquels nous réglons ce différend », ajoute-t-elle encore, concluant : « Pour le bien-être de nos enfants et de nos familles, je sollicite votre soutien pour que justice et compréhension priment sur la confrontation légale. »
Elle plaide ainsi pour une pour « une issue humaine et proportionnée. »