
En tournée sur les routes de France et de Belgique, Sheila s’est confiée dans les pages du Monde ce dimanche 4 janvier. L’occasion de faire une touchante confidence sur un sujet douloureux.
Alors qu’elle a fêté ses 80 ans en août dernier, Sheila déborde toujours d’énergie. Celle qui a commencé sa carrière en 1962 n’est pas près de partir à la retraite : l’année dernière, elle a sorti son tout dernier album, baptisé À l’avenir, avant d’entamer sa tournée baptisée «8.0», pour son 80e anniversaire, qui se poursuit en 2026. Mais quel est son secret ? Ce dimanche 4 janvier, l’icône yéyé a accordé une interview à cœur ouvert à nos confrères du Monde, dans laquelle elle est revenue sur sa carrière, mais aussi sur ce qui lui donne la force d’avancer malgré les épreuves. Évoquant la douloureuse disparition de son fils Ludovic, Sheila confie en toute sincérité : «Je me suis demandé que faire. Mourir ? J’en ai eu envie. Mais vous savez ce qui m’a tenue ? Ce sont mes parents. Je ne veux pas les décevoir…»
En effet, comme l’a également confié la chanteuse aux six décennies de carrière, elle n’en serait jamais arrivée là sans le soutien sans bornes de Micheline et André Chancel, des «vendeurs de bonbons qui se levaient chaque jour à 4 h pour faire les marchés», des parents «travailleurs, généreux, aimants. Et sacrément avant-gardistes…» En effet, loin de se formaliser du désir de leur fille de devenir une artiste, ils ont tout fait pour lui permettre de réussir. Sheila se souvient encore de cette scène où sa mère a annoncé à la directrice de son école de comptabilité qu’elle retirait sa fille de son établissement pour lui permettre de réaliser son rêve de devenir chanteuse. «Mme Chancel, vous perdez tout bon sens. Vous allez jeter votre fille dans la prostitution !» avait répondu celle-ci.
Sheila au début de sa carrière, le 10 juin 1963.
Keystone USA Collection / Bestim
Sheila seule au monde : comment ses proches disparus continuent de faire partie de sa vie
Fille unique, ayant perdu ses parents et son seul fils, Ludovic Chancel, Sheila a fait le choix de ne pas se laisser abattre, préférant se consacrer à «partager du temps, de la vie, de l’amour, des rires, des pleurs», comme elle l’avait expliqué à France 3 en août dernier. Une communion avec son public qui la porte au quotidien, mais qui est aussi pour elle une façon de retrouver ses proches. Comme la star l’a encore confié au Monde, elle a un rituel avant d’entrer en scène, formant une ronde avec ses musiciens : «Et au cœur de ce cercle, je place mes parents et mon fils. Pas un concert sans qu’ils soient là. Pas un concert sans que je leur dise : « J’espère que vous êtes fiers de moi. »»
Article écrit avec la collaboration de 6Médias