À l’orée de la cinquantaine, Audrey Sabardeil, prof de français au collège Arc de Meyran à Aix, vit sa meilleure vie. Depuis 2022, elle a publié 3 polars en autant de « visages de Marseille, avec chaque fois un regard sur la société », présente-t-elle. Le dernier, Cargo Blues, a paru aux éditions marseillaises Le bruit du monde, 4 ans d’existence seulement et une aura déjà béton dans le milieu de l’édition.
« Pour moi c’est un pas immense. Ils diffusent nationalement et efficacement, ils ont un très beau catalogue, choisissent de belles voix d’écrivains. Et ça me permet d’apprendre beaucoup, il y a la fois un vrai dialogue de travail et un vrai climat de confiance ».
« Une criminalité en col blanc »
Cargo Blues, « c’est l’histoire d’un homme ordinaire, cuistot sur les bateaux qui font la traversée Marseille- Corse. Il va se retrouver par un concours de circonstances à mettre les deux pieds dans une affaire criminelle. Une banale affaire de drogue qui va démasquer une criminalité en col blanc ».
Et sur le fond ? « C’est un regard lucide sur Marseille aujourd’hui, croisé sur différentes problématiques de la ville, précise Audrey Sabardeil : trafics de drogue, d’êtres humains, malversations dans les hautes sphères, mais aussi avec le regard distancié de ce marin qui est étranger à tout ça. C’est une fiction mais bien documentée. Je me suis notamment appuyée par les travaux de Philippe Pujol« .
La fin d’un cycle pour l’auteure, et peut-être bientôt la confirmation au déjà des frontières de la région ? Le prochain roman d’Audrey Sabardeil, toujours chez Le bruit du monde, est programmé pour dans un an, « sans polar, ni Marseille », glisse-t-elle.
« Cargo Blues », Le bruit du monde, 21 €.