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Le centre fidjien du CO a surnagé dans une équipe très maladroite offensivement, lors de la défaite sur la pelouse du Stade Français ce samedi 3 janvier (15-33). Ses coups d’éclat n’ont pas suffi pour faire oublier les nombreuses imprécisions de son équipe.

Pour leur première rencontre de l’année, les joueurs de Castres ont grandement manqué de « réalisme et de précision » dixit leur manager Xavier Sadourny, à l’issue de la défaite des siens au Stade Français ce samedi 3 janvier (15-33). « On va trois ou quatre fois dans l’en-but sans aplatir, on bataille et on ne marque pas… », a-t-il poursuivi. Mais, dans cette aphasie offensive, il a tout de même retenu « le danger permanent » constitué par Vuate Karawalevu, Castrais le plus dangereux du jour.

Vuate Karawalevu a été le Castrais le plus en vue au Stade Français.

Vuate Karawalevu a été le Castrais le plus en vue au Stade Français.
AFP – BLANCA CRUZ

À la fin d’une première mi-temps au cours de laquelle les Tarnais s’étaient montrés apathiques, Karawalevu a commencé à sonner la révolte. Le Fidjien a réalisé une percée exceptionnelle entre les lignes parisiennes, avant de servir son compatriote et partenaire au centre, Vilimoni Botitu, lui permettant d’aplatir (38). Son action aurait alors pu ouvrir le compteur des siens, et relancer le match, mais l’arbitrage vidéo a révélé un en-avant sur cette transmission.

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Pas résigné pour autant, l’ex des Fijian Drua est revenu des vestiaires avec la même explosivité, semblant enfin offrir une animation un tant soit peu consistante au CO. Et il s’est à nouveau joué de ses adversaires à la 48e, les déposant les uns après les autres dans le couloir droit. Rebelote deux minutes plus tard avec une poignée de Parisiens mis dans le vent.

Positionnement au centre à succès

Malheureusement, ces trois éclairs ne se sont pas concrétisés en coups de tonnerre, plutôt en pétards mouillés. La faute à un manque de justesse des Castrais. Sur la première lancée, Karawalevu lui-même a sabordé son action avec un en-avant. Sur les suivantes, ses coéquipiers se sont chargés d’avorter tout espoir de rapporter un résultat de Paris. Coup sur coup, les ballons étaient rendus ou envoyés en touche à cause de passes manquées.

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« C’est un joueur assez fantasque, très souriant, saluait tout de même son coéquipier Théo Chabouni. Il a la capacité de faire des différences et, même s’il a encore une marge de progression, je suis très content de son évolution. » Un constat quelque peu tempéré par Florent Vanverberghe : « On ne peut pas se contenter d’attendre les exploits individuels de nos Fidjiens… On doit absolument se montrer plus précis. »

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À l’approche de la réception, ce vendredi 9 janvier, de Bath en Champions Cup, les Bleu et Blanc peuvent espérer capitaliser sur la montée en puissance de Karawalevu, dont le positionnement au centre s’avère être une réussite. Mais, il faudra surtout gagner en précision car « en Coupe d’Europe, toutes ces choses, tu les paieras cash », prévient Sadourny. Les Castrais seraient bien inspirés de s’en tenir à cette bonne résolution.