Les formes d’administration alternatives aux injections pourraient se développer pour certains vaccins.
Annie Rice / REUTERS
DÉCRYPTAGE – Accélérée par la pandémie de Covid-19, la recherche explore désormais des vaccins capables non plus seulement de prévenir les infections, mais aussi de traiter d’autres pathologies.
De la rougeole au Covid-19, les vaccins ont profondément transformé la santé publique mondiale. Selon l’Organisation mondiale de la santé, ils ont permis de sauver 154 millions de vies en cinquante ans, contribuant à une baisse de près de 40 % de la mortalité infantile. Longtemps perçue comme une technologie arrivée à maturité, la vaccination connaît pourtant une nouvelle accélération. La validation à grande échelle des vaccins à ARN pendant la pandémie a mis en lumière une nouvelle manière de concevoir les vaccins.
Jusqu’alors, développer un vaccin impliquait de produire et de purifier des protéines complexes ou d’utiliser des virus atténués. Or ces procédés sont longs, rigides et difficiles à personnaliser. Avec l’ARN, le principe est inversé. Il suffit de fournir aux cellules une instruction génétique temporaire pour qu’elles fabriquent elles-mêmes la protéine d’intérêt. Une même base d’ARN peut être utilisée pour des vaccins très différents, rendant possible le développement de vaccins…
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