La grosse cylindrée se fait soudain discrète avant que le grondement de son pot d’échappement ne laisse deviner le (grand) nombre de chevaux qu’elle cache sous son capot, une centaine de mètres plus loin. Pas de doute, son conducteur avait bien repéré le radar chantier posé le 22 décembre sur la route d’Allauch, aux Camoins (11e).

Près d’une dizaine de jours après son installation, un panneau a été apposé pour signaler sa présence aux automobilistes.

Ce n’était pas encore le cas quand on a rencontré Axel. « Dans la montée, on ne le voit pas du tout, mais l’application Waze le précise, notait le jeune homme, au volant de sa BMW, prêt à quitter le parking Intermarché à vingt mètres dudit radar. Si les automobilistes roulent vite ici, c’est que juste avant, en venant d’Allauch, sur la départementale, la vitesse est limitée à 70 km/h. Pour les faire ralentir, il faudrait une autre solution, comme des ralentisseurs. Je ne pense pas que ce radar serve à autre chose qu’à encaisser de l’argent. Il a d’ailleurs été tagué au bout de vingt-quatre heures… »

« Le premier jour, les flashs n’ont pas arrêté de crépiter »

Habitante d’Eoures (11e), Jennifer reconnaît que depuis qu’elle a appris l’installati…