Rien ne va plus à Marseille. Réduits à neuf après deux expulsions, les hommes de Roberto De Zerbi ont vécu un véritable calvaire ce dimanche au Vélodrome, battus par une valeureuse équipe nantaise (0-2) lors de la 17e journée de Ligue 1.

Après l’hommage émouvant rendu à Jean-Louis Gasset, l’OM entamait pourtant la rencontre avec sérieux, monopolisant le ballon et imposant un pressing haut. Mais les Canaris, opportunistes, se montraient d’entrée dangereux : El-Arabi voyait sa frappe contrée par Medina, puis la tête lobée d’Amian, aidée d’une bourde de Rulli, était sauvée par la VAR pour un hors-jeu millimétré.

Dominateurs mais fébriles, les Marseillais prenaient peur sur une frappe de Tabibou sur le poteau. Et tout basculait peu après la demi-heure : Vermeeren, coupable d’un tacle mal maîtrisé sur Lopes, voyait rouge. Dans la foulée, Abline forçait Rulli à une parade, mais Centonze surgissait pour marquer dans le but vide (0-1, 31e). Déstabilisé, l’OM frôlait même le naufrage avant la pause.

Au retour des vestiaires, De Zerbi lançait Murillo pour relancer la machine. Højbjerg faisait passer un frisson dans les tribunes, mais Lopes veillait. L’espoir s’envolait aussitôt : Nadir, averti deux fois en deux minutes, rejoignait Vermeeren au vestiaire. En larmes, le jeune Marocain symbolisait la détresse d’un OM dépassé.

À onze contre neuf, Nantes gérait parfaitement la fin de match, multipliant les passes face à des Marseillais résignés. Rulli retardait l’échéance avec deux arrêts face à Leroux et Cabella, avant de s’incliner sur un penalty de ce dernier (0-2, 88e).

L’OM entame 2026 par une désillusion de plus, tandis que Nantes, combatif et discipliné, s’offre sa première victoire en Ligue 1 depuis le 24 octobre.