Les vacances d’hiver se terminent ce 5 janvier et les universités vont reprendre. Mais aucun étudiant n’est attendu en amphi. Les cours seront dispensés à distance. Le ministère de l’Enseignement supérieur a prévenu cette semaine que la fin du semestre se ferait en ligne, « en raison du froid et des pénuries d’énergie, et afin de garantir le bien-être des étudiants avant les examens finaux ». Certes, il fait très froid en Iran et les moyens de chauffage sont limités. Mais, une semaine après le déclenchement d’un mouvement contre la situation économique, les autorités craignent surtout que les jeunes se joignent massivement aux protestations.
« Le gouvernement ne veut absolument pas que la situation dégénère et il fait tout son possible pour l’empêcher », affirme Awyar Sheki de Hengaw, une ONG de droits humains, basée à Oslo. La jeune femme est régulièrement en contact avec des militants actuellement en Iran : « Ils subissent des pressions pour ne pas participer aux manifestations. Ils ont été convoqués par les services de renseignements, reçoivent des appels pour les dissuader de descendre dans la rue. »