Le tribunal correctionnel de Paris doit rendre lundi 5 janvier 2026 sa décision dans le procès pour cyberharcèlement de dix personnes, accusées d’avoir diffusé ou relayé sur les réseaux sociaux des insultes et rumeurs sur Brigitte Macron, liées à son genre et à son écart d’âge avec le président.
Des peines de trois à douze mois de prison avec sursis et des amendes pouvant atteindre 8.000 euros ont été requises contre ces dix prévenus, âgés de 41 à 65 ans et aux profils divers, lors du procès qui s’est déroulé les 27 et 28 octobre 2025.
Trois « instigateurs » risquent de lourdes peines
Absente de l’audience, Brigitte Macron, 72 ans, avait expliqué aux enquêteurs en déposant sa plainte fin août 2024 que la rumeur la présentant comme une femme transgenre avait eu « un très fort retentissement » sur son entourage et sur elle-même, rapportant que ses petits-enfants entendaient dire que « leur grand-mère est un homme ».
Les réquisitions les plus lourdes ont visé les prévenus jugés les plus influents sur les réseaux sociaux, qualifiés d’« instigateurs » par le procureur Hervé Tétier : l’écrivain Aurélien Poirson-Atlan, alias Zoé Sagan sur les réseaux, la médium Amandine Roy et le galeriste Bertrand Scholler.
Sept « suiveurs » évoquent des posts « satiriques »
Les sept autres ont été présentés comme des « suiveurs » qui se seraient « laissés aller » depuis « leur canapé », certains s’étant contentés de relayer ou de « liker » quelques publications. La plupart des prévenus avaient exprimé leur surprise d’avoir à se justifier de posts « satiriques », invoquant la liberté d’expression ou le droit d’informer face à une vérité « cachée ».
Cette riposte judiciaire en France, doublée de la plainte aux États-Unis, intervient après quatre ans de polémiques et de rumeurs alimentées par des réseaux complotistes et d’extrême droite.