La survie à cinq ans dépasse désormais 65 % tous cancers confondus en France, contre environ 30 % au milieu du XXe siècle.
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DÉCRYPTAGE – Les progrès technologiques nous conduisent doucement vers une prise en charge individualisée.

En matière de cancer, les données épidémiologiques n’invitent guère à l’optimisme. Le nombre de nouveaux cas a en effet quasiment doublé en France depuis 1990, pour atteindre environ 433 000 diagnostics en 2023. « Quand on analyse précisément les données d’incidence, on constate néanmoins qu’environ la moitié de cette hausse des cancers tient au vieillissement de la population et aux progrès contre d’autres maladies, souligne Alain Puisieux, président du directoire de l’Institut Curie. Un quart est dû au développement du dépistage et du diagnostic précoce, et le dernier quart à une véritable augmentation de fréquence de certains cancers, liée notamment aux modes de vie, à l’alimentation et au comportement. »

Et les avancées scientifiques sont pleines d’espoir. Il y a quelques décennies, un diagnostic de cancer équivalait à une condamnation presque certaine. Puis sont arrivés les premiers traitements modernes. La chirurgie, d’abord, a permis de prolonger la vie de nombreux malades. La…

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Le Figaro

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