Si le tableau est attendrissant pour Michel et Jeanne Grousson, la situation les met dans l’embarras. « Sur le rebord de la fenêtre, on met les gamelles de Grisette et Noiraud, récupérés il y a treize ans ici même. Depuis, on les a fait stériliser, ils sont devenus nos chats. Comme ils vivent à l’extérieur, on est bien obligés de leur laisser de la nourriture quelque part », se disculpe le couple.

« Au début, cette minette venait seule, on s’était déjà adressé à la mairie qui nous avait dit qu’elle ne pouvait rien faire pour les chats errants. Très vite, les chatons ont suivi, alors on les laisse manger. Qu’est-ce qu’on peut faire ? On ne peut pas retirer les gamelles, on doit bien nourrir les nôtres. » Les Chambonnaires sont pris en étau, craignant de nouvelles portées. « La mère est grosse, elle est sûrement pleine. On ne peut pas se permettre de payer les stérilisations, on a aussi deux chiens à s’occuper. »

« Ce sont des chats sauvages, ils ne se laissent pas caresser »

C’est la…