Visiblement ulcéré par l’arbitrage, l’entraîneur de Lille Bruno Genesio ne s’est pas présenté en conférence de presse après la défaite du club nordiste à domicile contre Rennes (2-0) samedi lors de la 17e journée de Ligue 1.

Dans la foulée d’une rencontre électrique, qui s’est jouée lorsque l’arbitre Eric Wattellier a exclu Alexsandro (13e), le Losc a annoncé à l’ensemble des médias présents en zone mixte que Bruno Genesio ne viendrait pas lors de la traditionnelle prise de parole qui suit tous les matchs de championnat, invoquant les «raisons personnelles» de l’entraîneur. À la mi-temps, le Lyonnais avait dû être retenu par plusieurs joueurs alors qu’il s’avançait vers M. Wattellier. Dans la foulée, le président du club Olivier Létang avait interpellé l’arbitre: «Vous savez ce que vous avez fait, c’est une honte, un scandale.» Une énième invective contre l’arbitrage qui n’améliorera pas son image auprès des instances dirigeantes du football. Mais cette fois, Olivier Létang n’est pas venu en zone mixte à la fin du match, contrairement à Nabil Bentaleb, seul joueur missionné par le club.

Un peu à son habitude, le président (Olivier Létang, NDLR), a tenté de créer un contexte. Ça ne devrait plus jamais arriver aujourd’hui en football.

Habib Beye

Habib Beye, l’entraîneur du Stade rennais, a regretté le climat tendu instauré par les dirigeants du Losc: «Je pense qu’on est resté calmes dans un contexte qui était un petit peu électrique. (…) Un peu à son habitude, le président (Olivier Létang, NDLR), a tenté de créer un contexte. Ça ne devrait plus jamais arriver aujourd’hui en football. (…) Il faut aider les acteurs du jeu, qu’ils soient footballeurs ou arbitres, et que ce type de pression qu’on peut avoir à la mi-temps déstabilise tout un contexte.» En tribune également, la rencontre fut très tendue. Sanctionnés par la Ligue de football professionnel (LFP) pour usage d’engins pyrotechniques contre Marseille, les DVE, principal groupe d’ultras du club nordiste, s’étaient expatriés juste à côté de la tribune de presse.


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Tout au long de la rencontre, ils ont entonné des chants haineux, parfois homophobes, envers le corps arbitral, leurs rivaux lensois, certains joueurs rennais mais aussi les journalistes. Malgré plusieurs demandes des journalistes, aucun dirigeant lillois n’a souhaité s’exprimer à ce sujet après la rencontre.