Mathieu Warnier, Media365, publié le dimanche 04 janvier 2026 à 20h35
Alors que la saison 2025 a vu Oier Lazkano être sanctionné pour des anomalies dans son passeport biologique, Ben Healy a confié que le dopage ne pouvait pas être éliminé à coup sûr même s’il met en avant les mesures prises par les autorités sportives.
Ben Healy n’a pas toujours sa langue dans sa poche. A l’approche du début de la saison 2026, avec le Tour Down Under qui débute le 20 janvier prochain, le coureur de l’équipe EF Education-EasyPost s’est longuement confié dans les colonnes du tabloïd irlandais Irish Mirror. Un entretien dans lequel le sujet du dopage n’a pas manqué d’être évoqué alors que le cyclisme doit composer avec un passé controversé en la matière. En toute franchise, le super-combatif du dernier Tour de France a confié qu’il est « impossible de dire : ‘Oh oui, ce sport est 100% propre’ », avec un propos qui concerne « n’importe quel sport » et pas uniquement le cyclisme.
Healy salue « des tests rigoureux et fréquents »
Malgré tout, Ben Healy assure que sa prise de position « ne remet absolument pas en cause les efforts déployés par le sport et les instances dirigeantes pour garantir l’intégrité du sport et démasque les cas de dopage ». Le médaillé de bronze des derniers Mondiaux derrière Tadej Pogacar et Remco Evenepoel cite en exemple le cas d’Oier Lazkano. En effet, le coureur espagnol a été suspendu alors que son passeport biologique présentait des anomalies sur la période allant de 2022 à 2024, perdant son contrat avec l’équipe Movistar. « Tous les athlètes sont soumis à des tests rigoureux et fréquents, potentiellement même plus fréquents que dans d’autres sports », ajoute-t-il.
Le matériel et les tactiques pointés du doigt
Toutefois, le cyclisme professionnel se montre toujours plus rapide et performant. Un phénomène que de nombreux observateurs justifient par un matériel en constante évolution. Une thèse à laquelle Ben Healy souscrit volontiers. « Je pense que la principale raison pour laquelle les courses sont si rapides aujourd’hui, c’est le matériel que nous utilisons, même par rapport à l’époque où je courais en espoirs, il y a seulement cinq ans », a affirmé le coureur irlandais. Mais il ajoute que « la façon dont on court maintenant » joue également un rôle. Il cite ainsi l’équipe UAE Team Emirates-XRG dont les coureurs « mettent en place leur train » imposant leur rythme au peloton. « Un par un, les coureurs emmènent la course à toute vitesse, conclut Ben Healy. Ça fait toute la différence. »