A l’occasion du bicentenaire du Journal de Genève, ce contenu vous est proposé en accès libre. Si vous souhaitez soutenir un journalisme de qualité, abonnez-vous et profitez, jusqu’au 7 janvier, de notre offre spéciale sans engagement pour seulement 1 fr./ mois.
L’Ukraine célèbre le 24 août 2011 le 20e anniversaire de son indépendance de l’URSS. Son président, Viktor Ianoukovitch, prononce alors un discours à Kiev. La politique chaotique des leaders ukrainiens et leurs disputes incessantes ont favorisé son élection en février 2010. Il a renoncé à l’adhésion du pays à l’OTAN, mais souhaite rejoindre l’UE.
C’est le deuxième pas vers cette émancipation entamée dans la liesse populaire deux décennies plus tôt. Mais à cette époque-là, Mikhaïl Gorbatchev vient d’échapper à un coup d’Etat des conservateurs, où l’Ukraine a joué un rôle capital. Le lit du pouvoir, à Moscou, commence à être trop étroit pour deux, l’artisan de la perestroïka et Boris Eltsine, comme le racontent les archives historiques du Temps, dans le Journal de Genève des 21 et 28 août 1991.
Aussi, le 23 février 2022, à l’aube de l’invasion du Donbass par les troupes russes, le caricaturiste du Temps (dès 1998), Chappatte, dessine-t-il deux soldats ukrainiens dans une tranchée. L’un questionne: «Tu vois venir quelque chose?» Et l’autre de lui répondre: «Le passé.» Tout est dit, à l’enseigne de ce palindrome et ambigramme infernal que constitue le début annoncé de cette dernière guerre déclenchée en Europe: «Ukraine 22.02.2022».
Vivez l’expérience autrementVous pouvez suivre l’ordre chronologique ou vous balader à votre guise à travers les événements et les portraits des personnages historiques de ce bicentenaire.Explorez le Temps