Montée en Nationale 3 à l’issue d’une belle saison dernière, la jeune équipe gruissanaise figure sur le podium de sa poule.

50 bougies. Au printemps prochain, le Volley-Club Gruissan fêtera ses 50 ans. Tout juste promue en Nationale 3, après avoir battu l’IBOS et l’ASBA Montpellier en barrages d’accession en mai dernier, l’équipe fanion du VCG répond aux attentes et fait même mieux que ça, après une intéressante première partie de saison. Club formateur d’Helena Cazaute, capitaine de l’équipe de France, ou encore de Margaux Bouzinac et Alisée Cambérabéro, joueuses professionnelles, Gruissan a une réputation de club formateur.

Arrivé à la tête de l’équipe pour suivre sa fille Estelle, désormais passeuse sous les couleurs de l’Institut Fédéral et convoquée avec France U18, Philip Schneider s’est rapidement pris au jeu. « Cette année, même si ma fille n’est plus dans l’équipe, j’ai souhaité continuer l’aventure avec des filles sérieuses, à l’écoute agréables à coacher », explique l’ancien pointu (ou central) autrichien, passé par Cannes, longtemps par Montpellier et qui a terminé sa carrière professionnelle à Narbonne.

Le Sablou, c’est notre forteresse, interdit de perdre ici !

Comme tout bon promu, un objectif initial de maintien dans sa nouvelle division lui a été annoncé par ses dirigeants. « On ne joue pas pour ne pas descendre, on est venu dans cette poule pour jouer le plus haut possible au classement… et actuellement on est à la place que j’avais imaginé », confie, satisfait, Schneider.

Troisièmes de leur poule, les Gruissanaises s’appuient sur une génération championne de France U15 en 2023. « La majorité de mon équipe est U18, avec des filles de 16 ans, ça peut avoir du bien mais aussi des défauts, comme le fait de manquer de régularité au cours de nos rencontres », raconte l’entraîneur. L’arrivée de l’expérimentée Célia Cazaute, trentenaire rompue aux joutes de la N1 a apporté un plus au collectif audois. « Elle amène de la tranquillité et un peu d’expérience et est aussi bien investie dans la transmission aux jeunes joueuses », encense Philip Schneider.

Un choc à venir à la fin du mois

Battues sèchement à Montpellier contre Croix d’Argent, leader invaincu, en ouverture du championnat (3-0), les protégées du trio Schneider, Mir et Estève auront l’occasion de prendre leur revanche, le 25 janvier prochain. Dans un gymnase du Sablou où les filles ont dressé des remparts depuis des mois, tout est possible. « C’est ce que je leur dis avant chaque match, le Sablou, c’est notre forteresse, interdit de perdre ici… et ça fait deux ans qu’on est invaincus à domicile », se félicite le technicien. Face au leader, programmé pour la N2, le défi sera immense. « Ils ont recruté pour monter, une équipe très costaud et n’ont concédé que trois sets depuis le début de la saison, détaille Schneider. Mais si une équipe de la poule peut les faire tomber, c’est nous. »

Jeunes, pleines d’insouciance, les Audoises voudront continuer à truster les premières places de la poule avec, pourquoi pas dans quelques saisons, une montée en N2.