Le Stade français s’est logiquement imposé face à Castres, décrochant le point de bonus offensif en toute fin de rencontre. Un nouveau point supplémentaire, le neuvième de la saison, qui en dit long sur l’état d’esprit du groupe parisien.

Pour la neuvième fois de la saison, le Stade français a empoché un point de bonus, le cinquième venant récompenser une victoire avec plus de trois essais inscrits que son adversaire. Une véritable performance qui permet au club de la capitale de pointer à la troisième place du classement en comptant moins de succès (7) que d’autres équipes comme Clermont ou Bayonne (8), plus loin dans la hiérarchie actuelle. Seul le Stade toulousain a fait mieux jusque-là avec dix points de bonus. « À chaque match, notre objectif est le bonus offensif, a martelé le manager Paul Gustard à l’issue de la rencontre. C’est la mentalité que je veux voir dans l’équipe. Aujourd’hui, c’était compliqué, j’ai été frustré par certaines décisions, mais les joueurs ont su rester concentrés et aller chercher ce point dans les dernières minutes. »

À trois minutes près

La fin de match, justement parlons-en. Il s’en est fallu d’un rien que les Parisiens n’empochent pas ce point de bonus offensif. Trois minutes avant la fin de la rencontre, le troisième ligne castrais Tyler Ardron a jeté un coup de froid sur les supporters parisiens dont ils n’avaient pas besoin, la neige s’étant invitée au matin de la rencontre sur la capitale. Un deuxième essai castrais synonyme de bonus offensif envolé. Il ne restait alors que trois minutes à jouer. Mais voilà, depuis le début de la saison, le Stade français affiche un état d’esprit assez remarquable lui permettant justement de ne rien lâcher. Ce fut le cas lors de la sortie précédente face au Racing 92 pour décrocher le match nul au bout de quatre minutes d’arrêts de jeu (20-20). Ce fut le cas encore un peu plus tôt dans la saison contre le Stade rochelais grâce à une pénalité de Carbonel après la sirène pour l’emporter (24-22). Et l’histoire s’est encore répétée samedi soir pour décrocher un précieux point de bonus offensif. « Tous les points comptent, a souri le deuxième ligne Pierre-Henri Azagoh, auteur d’un match solide dans le combat, et c’était important de se battre pour aller chercher ce point de bonus offensif. Le Top 14 est un championnat très serré. De la sixième jusqu’à la onzième place, ça se joue dans un mouchoir de poche. »

Toutefois, si le Stade français veut franchir un cap et ne plus avoir à subir de désillusions comme à Clermont ou à Bayonne dernièrement où les Stadistes ont laissé s’échapper, à chaque fois dans les derniers instants de la rencontre, une victoire qui leur tendait les bras, ils ont tout intérêt à trouver des solutions pour ne pas se retrouver sous la pression d’un retour de l’adversaire en apprenant à mieux « tuer » les matchs. « C’est vrai, nous n’avons rien innové, a ironisé encore Azagoh naviguant entre humour et lucidité. On est resté sur ce qu’on fait depuis quelques semaines, ce qui est un peu dommage. Je le dis en rigolant, mais c’est un peu frustrant de se retrouver dans cette situation-là. »