Des centaines d’habitants du quartier du Blosne, à Rennes, subissent depuis plusieurs jours de grosses pannes de chauffage et d’eau chaude. La faute à des fuites à répétition sur le réseau d’alimentation.

Des pannes de chauffage à répétition dans des immeubles du quartier du Blosne à Rennes. Depuis mi-décembre, les radiateurs ne fonctionnent plus, ou fonctionnent mal dans plusieurs immeubles de ce quartier populaire. Il y a aussi régulièrement des coupures d’eau chaude. Des centaines de personnes sont touchées, en plein épisode de froid. Dans les tours des Grisons, par exemple, les habitants sont exaspérés.

Michel habite au 7e étage et ça fait des semaines qu’il touche fébrilement ses radiateurs. « Quand on sent un peu de chaud, on se dit que ça revient, et puis en fait non, soupire-t-il. Résultat, il fait entre 12 et 15 degrés dans l’appartement. » Il ne vit donc plus vraiment comme avant. « On a acheté des bouillotes avec ma femme car le lit est trop froid, on a pris des vestes, des chaussettes, qu’on garde toute la journée. »

Pas de chauffage ni d’eau chaude pour Noël

Le pire épisode a été le jour de Noël : coupure générale, pas de chauffage du tout, ni d’eau chaude. Il a fallu attendre le 26 pour prendre une douche. Cette panne a fait parler par son ampleur, par sa date symbolique aussi, mais en réalité ça fait bien plus longtemps que les problèmes existent.

illustration agrandir l'image Le thermomètre indique 14,6 degrés dans l’un des appartements de la Tour des Grisons. © Radio France – Thomas Pinaroli

« J’ai dit au directeur d’Archipel Habitat (le bailleur social, ndlr) dès l’automne qu’il y avait de gros soucis de chauffage, confie Lucienne Mazurais, représentante de l’association de défense des locataires CLCV. Donc ils sont au courant depuis début octobre ! » Le bailleur a lui-même alerté le fournisseur Engie. Ce dernier reconnaît des fuites à répétition dans le quartier du Blosne.

Un réseau fragile qui craque à plusieurs endroits

Les réparations sont systématiquement faites mais les tuyaux craquent à un autre endroit, et ainsi de suite. Les habitants craignent donc de passer l’hiver comme ça. « Il faut que ça bouge ! », s’emporte Lucienne Mazurais. Les habitants attendent une solution viable, car le bailleur social a bien distribué des radiateurs d’appoint, mais leur utilisation coûte très cher en électricité.

Engie assure de son côté que depuis le 31 décembre tous les bâtiments sont chauffés, et que les équipes d’astreinte interviennent au plus vite à chaque alerte.