Contre le Paris FC, le PSG est venu présenter ses six titres de 2025 mais aussi ses deux nouvelles recrues de 2026. Vous les connaissez déjà mais vous ne les aviez pas encore vus cette saison ou alors par à-coups. Désiré Doué et Ousmane Dembélé, les deux « nouveaux », ont assuré une victoire précieuse contre le timide voisin, le PFC, qui n’a pas pris de valise. Ni pour venir ni en repartant.

Le champion de France préserve toutes ses chances dans la lutte pour le titre, a priori un mano a mano avec le Lens de Pierre Sage, davantage qu’un « truel » avec l’OM de Roberto De Zerbi, une équipe insondable et friable. Paris la testera ce jeudi au Koweït pour déjà le premier trophée de l’année même si c’est le plus léger, le moins convoité. En attendant, les hommes de Luis Enrique, avec quatre jours d’entraînement, recollent à un point des Nordistes dans une position d’attente.

Parce que le PSG s’est réveillé il y a un an, construisant ses futurs succès sur la remontada de Manchester City le 22 janvier, les souvenirs déforment un début d’année dernière mirobolant. C’est oublier que les deux premières sorties face à Monaco et Saint-Étienne, deux succès (1-0 ; 2-1), avaient offert un mélange salé-sucré du style laborieux mais maîtrisé. Tout le monde croit depuis que tout était déjà en place au basculement d’une année sur l’autre. C’est faux et ce PSG-PFC l’a illustré, longtemps cantonné au manque de justesse technique des Parisiens. Ils ont été confrontés toute la première période à une attaque-défense, un 5-4-1 installé pour les démoraliser, et ils n’ont pas été particulièrement brillants dans les petits espaces ou les derniers choix, remettant quand il fallait frapper à l’image de João Neves servi par Ousmane Dembélé (19e).

Un nouveau derby dans 8 jours

Le match s’est emballé quand le PFC a décidé de jouer, en seconde période, prouvant que c’était toujours la meilleure méthode pour marquer. Un raid d’Alimani Gory, sur lequel Illia Zabarnyi défendra mal sans commettre une faute immense, débouchera sur un pénalty égalisateur de Willem Geubbels (1-1, 51e). Le PFC ne jouait pas pour éviter de laisser des espaces, aubaine dont profitera Ousmane Dembélé pour son premier but de l’année, son troisième seulement de la saison, le premier depuis août. Quand on vous dit que c’est un renfort pour son équipe…

D’ailleurs le Ballon d’or 2025 trace un trait d’union avec le réveil de la force en janvier dernier puisqu’il avait inscrit les trois premiers buts de l’année lors des deux succès initiaux. Fantaisie qu’il a partagée avec Désiré Doué cette fois comme un signe de renouveau.

La fin du match a permis à Luis Enrique de gérer les temps de jeu alors que les cadences infernales reviennent d’emblée et alors qu’Auteuil chantait « Paris, c’est nous ! » dans un sage derby, sur la pelouse comme en coulisses (avant des chants hostiles à Marseille), le PFC peut toujours se dire qu’il a évité la foudre avec une belle discipline. Elle pourrait servir pour se sauver lors des prochaines grandes affiches qui l’attendent. Face à de plus modestes adversaires, il faudra évidemment proposer plus de jeu, ce que le promu avait entrepris dans l’insouciance de sa montée. Depuis, il appuie davantage sur le frein que sur l’accélérateur.

Les deux équipes se retrouveront au même endroit pour un 16e de finale de Coupe de France un lundi soir, après la parenthèse koweïtienne. D’ici là, le PSG aura peut-être un nouveau titre. Vivre un jour sans fin, il adore ça.