Dans le cinquième tour, David Menut a eu la surprise de voir devant lui le maillot de Champion de Belgique de Thibau Nys. Le Champion d’Europe 2024 est passé par-dessus le filet après une chute sur le circuit sableux-neigeux-verglacé de Zonhoven. Dans la chute, le coureur de Baloise Verzekeringen-Het Poetsbureau Lions casse son cintre et se fait doubler par des grappes de coureurs alors qu’il était 2e de la 9e manche de la Coupe du Monde de cyclo-cross. Ce rebondissement change la course du Français. « Je me suis lancé le défi d’essayer de le suivre et de profiter du wagon et ça m’a bien mis à bloc et débloqué. J’ai pu remonter des places un maximum », relate-t-il à DirectVelo.
Le coureur d’AS Bike Racing-France Literie avait jusque-là pris son mal en patience. « Je pars loin sur la grille (4e ligne NDLR), je me suis retrouvé aux alentours de la 40e place, raconte-t-il. J’ai donc connu trois tours difficiles à remonter place par place ». Les conditions de ce dimanche ne l’ont pas aidé dans sa tâche. « C’est une course en monotrace. Il était impossible de doubler parce qu’on allait tout de suite dans la neige où on n’arrivait pas à pédaler ».
« LES DOULEURS EN BAS DU DOS, C’EST UN SIGNE »
Au passage de Thibau Nys, il a aussi pu profiter des ovations des 20 000 spectateurs pour leur coureur. Le coureur de 33 ans décroche son troisième Top 20 de suite en Coupe du Monde dans la cuvette de Zonhoven. « J’ai plutôt assuré dans le sens où je roulais vite, mais je n’ai pas pris de risques et je n’ai fait aucune erreur, aucune chute, analyse-t-il. Ici c’est du sable, mais c’est du sable un peu particulier avec la neige, le gel, ça me convenait plus ».
À une semaine du Championnat de France, David Menut commence à sentir la fatigue arriver. « Rien que les douleurs en bas du dos en course, c’est un signe. Je me fais mal, je vais loin dans l’effort », ajoute-t-il. Mais il ne baisse pas les bras dans la dernière ligne droite. « Je ne vais pas dire que j’ai les meilleures sensations de ma carrière, j’ai encore du mal à retrouver celles de l’an dernier, mais j’ai bon espoir, il reste encore 5 semaines de course, donc il ne faut pas tomber malade maintenant, et il faut bien travailler ».