« Lors des élections à cette époque, j’avais dit à ma femme Maria que je quittais le Venezuela si Hugo Chavez gagnait, se rappelle-t-il. Je savais ce qui allait se passer, avec un basculement vers une dictature communiste… Je savais que la liberté d’expression n’allait plus vraiment exister, et en tant qu’artiste, je ne pouvais l’accepter ! Je me devais aussi de mettre en sécurité ma famille, et de lui permettre d’envisager un avenir plus sûr et serein ! Et puis, Nicolás Maduro a pris la relève, avec toujours plus de restrictions des libertés et des droits de l’homme, mais aussi de la corruption. Lui, s’est enrichi alors que la population s’est encore davantage appauvrie ! »

« J’ai confiance en Donald Trump »

Si l’opération militaire des États-Unis est loin de faire l’unanimité, Osvaldo Paris se veut confiant en l’action de Donald Trump. « Comme Maduro avait le pouvoir et l’argent, il pensait qu’il pouvait faire tout ce qu’il voulait… s’exprime l’artiste mouscronnois. Les États-Unis lui ont fait comprendre que des lois internationales ne permettent pas tout ! Que Donald Trump décide de prendre la main, le temps que le pays retrouve le calme et la stabilité, est une stratégie qui permet de limiter le risque de guerre civile. Il a promis, ensuite – et je lui fais confiance – d’organiser de nouvelles élections présidentielles, et nous verrons à ce moment-là à qui la population souhaite confier la gestion du pays. Et par rapport aux richesses du pays, le pétrole et les minerais, bien évidemment, les USA seront intéressés par leur part du gâteau, mais pour le reste, les Vénézuéliens et Vénézuéliennes pourront aussi, enfin, en profiter et ainsi sortir de la misère ! »

Avec les événements des derniers jours, Osvaldo Parise entrevoit enfin, après plus de vingt-cinq ans d’exil, la possibilité de refouler à nouveau le sol vénézuélien, et d’y retrouver sa mère…