Trois mois après le lancement de la mission « État efficace », pilotée par deux hauts fonctionnaires, le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé à une vingtaine de ministres de mettre en œuvre une série de « mesures concrètes ». Selon des courriers révélés par Le Parisien et consultés par l’AFP, ces actions doivent être déployées soit au sein de chaque ministère, soit de manière coordonnée entre administrations.
Objectif affiché : rendre l’action publique plus lisible et plus performante, à travers des leviers variés : rapprochements ou fusions d’agences, clarification des compétences, ou encore dématérialisation de certaines procédures.
« Il y aura bien sûr des gains de productivité et donc des économies pour le contribuable au fur et à mesure, mais elles seront mesurées sous forme de résultats et non d’annonces », fait valoir l’entourage du chef du gouvernement.
Rapprochements d’agences et dématérialisation
Dans le détail, Sébastien Lecornu demande notamment de « revoir les moyens alloués à la police de l’environnement », en s’interrogeant sur l’articulation entre l’Office français de la biodiversité (OFB) et la gendarmerie. Il souhaite également « étudier la possibilité d’un rapprochement » entre la Haute Autorité de Santé et l’Agence nationale de sécurité du médicament.
D’autres pistes concernent la dématérialisation de procédures relevant du ministère de la Justice, notamment en matière d’état civil, ou encore le rapprochement des réseaux des chambres de commerce et d’industrie (CCI) et des chambres de métiers et de l’artisanat (CMA).
Le chef du gouvernement évoque aussi la dématérialisation de la propagande électorale, afin de « réduire le coût d’envoi de la propagande papier ainsi que son impact écologique ».
Dans ses courriers, Sébastien Lecornu appelle enfin à une mobilisation rapide de ses ministres : « Je compte sur votre implication personnelle pour des progrès rapides sur l’ensemble de ces chantiers, et afin que des décisions me soient soumises dans les délais prescrits », écrit-il.