Le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro, lors d’une rencontre au Kremlin, à Moscou, le 7 mai 2025. ALEXANDER ZEMLIANICHENKO / VIA REUTERS
Volodymyr Zelensky n’a pu réprimer un sourire, de dépit, sans doute. Quelques heures après l’annonce, samedi 3 janvier, de l’opération militaire spectaculaire menée par les Etats-Unis pour capturer le président vénézuélien, Nicolas Maduro, accusé de narcotrafic, le dirigeant ukrainien s’est pris à rêver. « S’il est possible de traiter avec des dictateurs de cette façon, aussi facilement, alors les Etats-Unis d’Amérique savent ce qu’il faut faire ensuite », a-t-il lancé devant un parterre de journalistes réunis à Kiev. Personne n’a eu besoin de sous-titre. M. Zelensky visait Vladimir Poutine, son homologue russe, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crime de guerre.
L’Ukraine se bat depuis plus de dix ans pour défendre sa souveraineté mise à mal par les velléités impérialistes du chef du Kremlin. Après avoir annexé la Crimée, en 2014, soutenu et armé les séparatistes du Donbass, M. Poutine a lancé les chars russes dans le pays, en février 2022, bombardant les cibles militaires comme les populations civiles, au prétexte de vouloir « dénazifier » le pays.
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