Elle ne portait
rien d’autre qu’un peu d’essence de Guerlain dans ses cheveux
blonds. Ou presque… Le 28 décembre dernier,
BB nous a quittés. Égérie des cinéastes et muse d’artistes
comme Serge Gainsbourg, elle a imposé bien plus qu’un
style. Brigitte Bardot a incarné la femme française à
travers le monde, libre, sensuelle et insaisissable. Aujourd’hui,
on s’intéresse à l’un des secrets les moins bien gardés de notre
Marianne.
Le secret le moins bien gardé de Brigitte Bardot
« Moi, je joue », chantait l’actrice qui a tourné le dos
à sa carrière pour se consacrer à la cause qui faisait battre son
cœur :
les animaux. Pour gagner ce cœur à cœur, qui a fait d’elle une
icône, Brigitte Bardot a « triché ». « Sans
tricher, je vous le promets », lançait-elle pourtant dans son
couplet, avec ce sourire à la fois candide et malicieux.
Car oui, Brigitte Bardot « trichait » sur son blond solaire,
lumineux et sensuel. Cette nuance, qui a fait d’elle une star
internationale, elle l’a adoptée dès ses tout débuts sur le grand
écran. BB était donc une fausse vraie blonde, plus
vraie que nature. Mais ça, c’est un détail…
Quand Brigitte est devenue Bardot
Retour sur un relooking qui a rendu fous les photographes. Pour
ceux qui l’ignorent, Brigitte Bardot est née châtain
clair. Une jolie couleur, certes, mais somme toute assez
banale. C’est à l’occasion du Festival de Cannes, en
1955, que Brigitte est devenue Bardot.
Pour attirer l’attention des réalisateurs et marquer les
esprits, la toute jeune actrice pousse la porte d’un coiffeur. Le
pari est gagné. Cette nouvelle crinière blonde capte la lumière,
souligne ses traits dessinés au fusain et fait d’elle,
instantanément, une femme fatale.
Comment adopter le blond solaire et
imparfait de Brigitte Bardot ?
Comme l’explique le coiffeur David Lucas dans les colonnes de
Elle : « Dès qu’elle devenait blonde, elle
devenait Bardot. Lors de son premier Festival de Cannes,
en 1955, elle était encore brune, presque enfant. C’est sa
blondeur, plus tard, qui l’a révélée, son visage a vraiment changé
à ce moment-là. »
Tissu vichy, pantalon corsaire et, bien sûr, blondeur de
l’enfance, notre Marilyn continue d’inspirer. Désireuses de
vous approprier son blond signature ? Comme Bardot, mieux
vaut jouer la carte du naturel. Inutile de viser une décoloration
parfaite. Ce blond-là repose sur une formule subtile, faite de
reflets dorés, de racines légèrement plus foncées et d’un effet
soleil assumé. Il est vivant, imparfait et libre. Exactement comme
celle qui l’a rendu mythique.