1.L’extension du terminal 2 de l’aéroport

L’extension du terminal 2 de l’aéroport de Nice va prendre son envol. Le colossal chantier (25 000 m2) entre dans sa phase d’atterrissage. L’extension doit permettre de fluidifier le voyage des Azuréens et des touristes d’ici l’été.

Après avoir surmonté les turbulences de la crise sanitaire et des recours juridiques, le bâtiment de bois et d’acier s’étire sur une longueur spectaculaire jusqu’à n’être plus qu’à quelques mètres du fleuve Var.

À l’intérieur, une nouvelle salle d’enregistrement « lumineuse et boisée ». L’amélioration la plus pratique pour le voyageur concerne l’embarquement.

Six nouveaux postes avions, autrefois isolés, seront désormais directement reliés au terminal.

« Jusqu’ici, il fallait prendre le bus pour rejoindre les avions », souligne Franck Goldnadel, président du directoire des Aéroports de la Côte d’Azur. Désormais, moyens et gros porteurs seront au contact direct de la structure.

Si une partie de l’extension, incluant la salle d’embarquement internationale et l’accès à l’A380, est déjà opérationnelle, la totalité du projet sera livrée « au plus tard au début de l’été 2026 », assurait le dirigeant, tout en évoquant la possibilité d’une ouverture anticipée pour une phase de « rodage technique ».

2. Un quartier moderne à l’ouest de Nice

La tour Hana, ce dimanche. La livraison de cette pièce maîresse de Nice Meridia est imminente.

La tour Hana, ce dimanche. La livraison de cette pièce maîresse de Nice Meridia est imminente.
Photo Dylan Meiffret

Entre l’achèvement de la tour Hana, l’ouverture de commerces de proximité et l’arrivée d’un pôle de loisirs, le quartier Méridia, à Nice-Ouest, aura désormais un centre. Les livraisons seront échelonnées tout au long de l’année.

Dans la plaine du Var, le paysage urbain change à vue d’œil. Le quartier Méridia est désormais sorti de terre à 50 %. Son cœur doit accueillir 2.800 habitants supplémentaires d’ici fin 2026.

Parmi les pièces maîtresses, la tour Hana, signée par l’architecte Sou Fujimoto, devrait être livrée début 2026. Pour les futurs acquéreurs, les prix débutent à 300.000 euros pour un studio et grimpent à 700.000 euros pour un trois-pièces.

« Un secteur à conquérir pour les enseignes » pour Sabina Picaud-Piga, chargée du développement et de la programmation économique à l’établissement public d’aménagement Nice Écovallée.

« Une opportunité pour la venue de nouvelles enseignes », selon Jean-Marie Debaisieux, président de la Fédération du commerce niçois et de l’artisanat.

Mais l’offre de services qui attirera le reste de la ville sera sans doute son pôle de loisirs : en novembre est prévue l’ouverture d’Ivazio Island, complexe proposant un bowling de six pistes, un minigolf immersif, ainsi que du lancer de haches et des jeux d’arcade.

3. Une place centrale à Saint-Laurent-du-Var

A generic square placeholder image with rounded corners in a figure.

Photo Cyril Dodergny

Avec 55 logements, un parking public et un parc de 5.000 m2, le visage de la future place centrale de Saint-Laurent-du-Var, le square Bènes (photo ci-contre), se dessine. Le gros du chantier devrait s’achever d’ici la fin du mois.

« Il reste à créer des espaces devant les commerces, terminer les plantations, mettre en fonctionnement la fontaine et installer de l’éclairage », précisait Stéphane Dorée, directeur général des services techniques de la Ville.

Le programme immobilier prévoit 55 logements, dont une part importante pour le social et à l’accession aidée. Au-delà du bâti, l’accent est mis sur la qualité de vie avec un parc de 5 000 m2.

Le maire Joseph Segura s’enthousiasme : « On aura une vraie place centrale en cœur de ville. Fontaine, carrousel et bancs modernes prendront place entre les 70 arbres, dont deux magnifiques cèdres. »

Pour l’urbaniste-paysagiste Alfred Peter, l’objectif était clair : « Ce sera le salon de tous les habitants, un îlot de fraîcheur et une vraie place centrale clairement identifiée. »

Le rez-de-chaussée des immeubles accueillera sept cellules commerciales avec terrasses, sélectionnées pour leur complémentarité avec l’offre existante. Elles devraient être livrées à la fin du premier trimestre. Restera leur aménagement, pour une ouverture espérée à l’été.

4. Un temple du spectacle à La Trinité

Avec sa façade dorée et ses équipements modulables, la future salle de spectacle de La Trinité promet de devenir un pôle culturel majeur de la métropole dès sa livraison, dans les prochaines semaines.

Grâce à des gradins rétractables, La Stella pourra s’adapter à toutes les configurations : projections cinématographiques, concerts (assis ou debout) et même banquets.

« Ce n’est pas seulement une salle de spectacle : La Stella sera mise à disposition des associations pour des conférences ou des événements artistiques. Une salle locale mais à la visée bien plus large », espère le maire Ladislas Polski.

Pour les habitants, le complexe restera accessible en dehors des heures de spectacle, notamment pour accéder à l’espace de restauration situé au premier étage, qui offre une terrasse ensoleillée avec vue sur les montagnes.

Ne reste plus qu’à attendre le lever de rideau pour découvrir la programmation, en cours d’élaboration.

5. Un centre de traitement des déchets de pointe à Nice-Est

Modernisation de la valorisation énergétique, création d’un centre de tri de haute technologie et chauffage urbain, le centre de traitement des déchets de L’Ariane, baptisé Arianeo, se métamorphose. Ce projet d’envergure repose sur la cohabitation de deux unités distinctes : l’une dédiée aux ordures ménagères résiduelles et l’autre au tri des déchets.

La première phase du chantier, concernant l’unité de valorisation énergétique, vient de s’achever.

Élodie Montoroi, directrice régionale de la valorisation énergétique chez Veolia, précise l’ampleur du progrès : « Grâce à ces travaux de modernisation, on a retrouvé la capacité de traitement initiale de l’usine sans l’augmenter. […] On a baissé de 80 % les polluants rejetés dans l’air par la cheminée. On a les seuils les plus bas d’Europe. »

Avec une capacité de 380.000 tonnes par an, l’usine traite les déchets de la Métropole, de la Riviera française, du Pays des Paillons, de Monaco et des hôpitaux du département.

Le second volet du chantier concerne la création d’un centre de tri pour la collecte sélective (bacs jaunes) qui sera opérationnel au deuxième semestre.

Ce nouveau bâtiment, d’une capacité de 26.000 tonnes par an, utilisera des technologies de pointe.

Le processus s’appuiera sur « des tapis, des séparateurs, des outils de tri optique qui seront assistés par l’intelligence artificielle » afin de « séparer les déchets en une quinzaine de matières (aluminium, papier, fer, plastique) pour les revendre comme matière première », complète Élodie Montoroi.

L’achèvement total du site, incluant le centre administratif et l’habillage esthétique des bâtiments, est attendu au premier semestre 2027.

6. Des halles-musée à Vence

Entre vestiges paléochrétiens et gastronomie locale, le projet de halles-musée devrait aboutir au printemps, assure le maire de Vence Régis Lebigre.

Le chantier a pris une dimension exceptionnelle en mars, lors de la découverte de vestiges archéologiques majeurs sous l’ancien hôtel de ville : une cathédrale datant probablement du Ve siècle et un baptistère. Ces découvertes ont nécessité un réajustement complet du projet initial en lien avec l’État.

Une opportunité, pour le maire qui en avait fait la proposition phare de sa campagne en 2020 : « Les vestiges, bien que remarquables, ne suffisent pas à eux seuls à attirer un public exclusivement amateur d’archéologie. En concertation avec les archéologues, les découvertes occuperont 70 % du bâtiment, et 30 % seront dédiés aux halles valorisant la cuisine méditerranéenne. » Une procédure de protection au titre des monuments historiques sera engagée.

7. Un hôtel des polices nationale et municipale à Nice

A generic square placeholder image with rounded corners in a figure.

Photo Sébastien Botella

Le chantier du futur méga commissariat de Nice (photo ci-contre), qui regroupera polices nationale et municipale, entre dans sa dernière ligne droite. « La livraison globale de l’hôtel des polices est prévue pour octobre », se félicite le maire Christian Estrosi.

Coût de l’opération : 220 millions d’euros (170 de l’État, 50 de la Ville).

À l’intérieur, le futur centre de commandement commence à se dessiner. Le site disposera de 47 cellules de garde à vue, contre seulement 17 actuellement dans les locaux de la police nationale. Le bâtiment accueillera aussi un centre d’hypervision urbain.

Pour répondre aux besoins logistiques, deux niveaux de sous-sol ont été aménagés. Ils compteront 567 places de stationnement réservées aux véhicules sérigraphiés et aux agents.

La prochaine grande étape est fixée à mars avec l’achèvement du gros œuvre, avant une mise en service coordonnée de l’ensemble des services à l’automne de la même année.

8. La gare du Sud se mue en halle de la Découverte à Nice

À Nice, le quartier de la Libération s’apprête à vivre une nouvelle transformation de la gare du Sud en halle de la Découverte. Le cœur du projet repose sur une diversification culturelle.

L’un des piliers : la bibliothèque Raoul-Mille, étendue et repensée pour « proposer plus d’œuvres contemporaines, comme des romans graphiques et des mangas », détaille Isabelle Dimondo, directrice du réseau des bibliothèques niçoises.

Le site accueillera également un café central, une ludothèque accessible aux adultes, une artothèque permettant aux usagers d’emprunter des œuvres, un Fablab dédié aux nouvelles technologies et une cuisine pédagogique.

Première phase le mois prochain avec l’installation du café et une exposition inaugurale consacrée à Léonard de Vinci mêlant peintures, dessins, maquettes à toucher et installations vidéo.

9. Un neuvième parc-relais à Nice

Le futur parc-relais Tzarewitch devrait être livré dans les prochaines semaines au cœur du quartier Gambetta à Nice. Là où se dressait autrefois une station-service, un imposant édifice de trois étages est en construction. Sur les 265 places prévues, 53 places seront équipées de bornes de recharge électrique et 9 réservées aux personnes à mobilité réduite.

Objectif : faciliter le report modal. Les automobilistes pourront y laisser leur véhicule et finir leur trajet via les transports en commun, notamment la ligne de bus à haut niveau de service 8 +.

Un neuvième parking relais en attendant… les deux suivants, promet le maire-candidat Christian Estrosi : « Ils seront réalisés dans les trois prochaines années boulevard de la Mantega et au-dessus de la place Goiran » pour « répondre aux besoins des habitants des collines de Saint-Pancrace, Pessicart et Saint-Pierre-de-Féric ».

10. Valberg : un des plus grands planétariums du massif alpin

La structure du dôme du planetarium de Valberg, d’un diamètre de douze mètres, repose sur l’assemblage de seize pétales.

Le chantier de la Maison départementale de l’environnement de Valberg avance. Ce pôle scientifique et culturel doit être livré avant l’été.

La structure du dôme du planétarium, d’un diamètre de 12 mètres, repose sur l’assemblage de 16 pétales.

Philippe Legrand, directeur des services techniques de Valberg, en souligne la spécificité : « Les pétales sont en résine, légers et résistants. Ils ont la même consistance qu’une coque de bateau. »

Au-delà de la prouesse technique, le chantier consiste à rénover l’ancienne Maison valbergane et à lui adjoindre une extension moderne de plain-pied, dotée d’une toiture végétalisée et d’une large façade vitrée.

Le bâtiment sera alimenté par géothermie grâce à 19 sondes plongeant à 120 mètres de profondeur. Pour Charles Ange Ginésy, président du Département et premier adjoint au maire de Péone, ce lieu est « au carrefour de l’excellence scientifique et de la préservation de la biodiversité ».

À terme, le site proposera une offre variée : une salle polyvalente transformable en salle de spectacle, un jardin pédagogique et un planétarium dernier cri.