Ces frappes interviennent à la veille d’une réunion à Paris de pays alliés de Kiev pour tenter d’avancer en vue d’un règlement du conflit le plus sanglant en Europe depuis la Seconde guerre mondiale.

Des attaques russes dans la nuit de dimanche à lundi ont fait deux morts à Kiev et dans sa périphérie, ont rapporté les autorités locales après que l’armée a averti que toute l’Ukraine était menacée par des missiles. Dans la capitale, «une personne est morte dans l’attaque», a déclaré le chef de l’administration militaire Tymour Tkatchenko sur Telegram, tandis que les autorités locales ont fait état d’un établissement médical touché.

Dans la périphérie, les bombardements ont touché plusieurs habitations et «infrastructures critiques», tuant un homme né en 1951 dans la localité de Fastiv, selon le responsable de l’administration militaire régionale Mykola Kalachnyk. «Toute l’Ukraine est menacée par des missiles !» avait alerté auparavant l’aviation ukrainienne sur Telegram.


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Ces frappes interviennent à la veille d’une réunion à Paris de pays alliés de Kiev pour tenter d’avancer en vue d’un règlement du conflit le plus sanglant en Europe depuis la Seconde guerre mondiale. Pour préparer la rencontre, des conseillers à la sécurité de quinze pays, dont la France, l’Allemagne et le Canada, ainsi que des représentants de l’UE et de l’Otan, se sont réunis dans la capitale ukrainienne samedi.

«Je ne pense pas que cette frappe ait eu lieu»

L’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, a participé à distance aux discussions, consacrées aux détails de la dernière mouture du plan de sortie du conflit avec la Russie. L’élan diplomatique, impulsé par le président américain, a été grippé par des allégations de Moscou accusant Kiev d’avoir visé avec 91 drones, dans la nuit du 28 au 29 décembre, une résidence de Vladimir Poutine hautement sécurisée.

Kiev a qualifié cette accusation de «mensonge» et estimé qu’elle visait à servir de prétexte pour de nouvelles frappes contre Kiev et à saper les pourparlers diplomatiques. Les Européens ont également exprimé des doutes sur la véracité de l’attaque. «Je ne pense pas que cette frappe ait eu lieu», a déclaré le président américain Donald Trump dimanche soir à bord de son avion présidentiel, notant que «personne ne savait pour l’heure» si les allégations russes étaient vraies.

Le Kremlin avait prévenu mardi que «les conséquences» de cette attaque se traduiraient par «un durcissement de la position de négociation» de la Russie.