C’est une affaire hors-norme qui va être examinée à partir de ce lundi 5 janvier, et pendant quinze jours, par la cour criminelle des Bouches-du-Rhône. Un dossier de viols en série commis sous soumission chimique, filmés pour la plupart, qui s’étale sur plus d’une décennie. Le dossier n’est pas sans rappeler le scandale Pelicot. Troublante coïncidence : le tribunal sera présidé par Roger Arata, le magistrat qui avait tenu ce procès historique à l’automne 2024, à Avignon. « Nous avons affaire à l’un des plus grands criminels sexuels en série de ces dernières années en France. Le premier, à ma connaissance, à avoir fait autant de victimes, sur une telle durée, en utilisant le procédé de la soumission chimique », nous expliquait en mars dernier Me Diamantara, avocate de six plaignantes, au moment de la révélation du scandale dans les colonnes de La Provence.

Juin 2019. Une jeune étudiante en psychologie de 24 ans pousse la porte du commissariat d’Aix-en-Provence. La veille, raconte-t-elle, voix blanche, elle s’est rendue chez son prof de danse, Cyril Zattara. Elle a fait sa connaissance un an auparavant, lors d’une soirée organisée par leur école du cours Mirabeau. Sur la piste, le danse…