Pour autant, selon le baromètre national des prix de l’immobilier de Se Loger-Meilleurs Agents, la France traverse toujours « une crise du logement profonde », avec des tensions, des difficultés structurelles d’accès et un manque de mobilité résidentielle.
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Publié le 05/01/2026 06:24
Mis à jour le 05/01/2026 06:25
Temps de lecture : 4min

Une maison vendue à Vannes (Morbihan). (image d’illustration) (RICHARD VILLALON / MAXPPP)
Le marché immobilier français montre des signes positifs, avec une reprise de l’activité et un retour à la hausse des prix, selon le baromètre national des prix de l’immobilier de Se Loger-Meilleurs Agents, publié lundi 5 janvier. Pour autant, la France traverse toujours « une crise du logement profonde », avec des tensions, des difficultés structurelles d’accès et un manque de mobilité résidentielle.
Selon l’étude, de fin octobre 2024 à fin octobre 2025, environ 929 000 logements ont été vendus en France, soit une hausse de 11% sur un an. Le niveau reste inférieur à celui d’un marché jugé fluide, estimé autour d’un million de transactions, mais l’amélioration est nette par rapport à 2024.
Par ailleurs, les prix repartent à la hausse sur l’ensemble du territoire. Tous les indices de prix progressent de plus de 1% sur un an, que ce soit à Paris, sur le top 10, sur le top 50 des villes françaises, ou sur l’immobilier rural, alors qu’ils reculaient encore majoritairement un an plus tôt. C’est à Paris et dans les zones rurales que les hausses sont les plus importantes, avec respectivement +2,9% et +2,8% en un an. Cette hausse reste toutefois limitée, en raison de taux de crédit plus élevés qu’espéré au printemps 2025.
Dans les grandes villes, la tendance est globalement positive. La quasi-totalité des dix plus grandes villes françaises affiche des prix en hausse. Nice se distingue avec une progression supérieure à 3% sur un an, tandis que Toulouse, Bordeaux, Marseille ou Montpellier enregistrent des hausses plus modestes. Nantes fait figure d’exception, avec des prix encore en baisse (-3,9%), mais à un rythme plus lent qu’en 2024. Côté crédit, les taux se sont stabilisés à partir du printemps 2025. Au 1er décembre, ils s’établissent autour de 3,5% sur 25 ans et 3,4% sur 20 ans.
Sur le marché locatif, la hausse des loyers ralentit nettement. Elle atteint environ 1,3% en 2025, contre près de 3% l’année précédente. Cette accalmie s’explique en partie par le retour de certains ménages vers l’achat. La pénurie de logements à louer reste cependant marquée dans les zones tendues. À Paris, l’offre locative demeure inférieure de 30% à 40% à son niveau d’avant Covid.
Pour 2026, Se Loger-Meilleurs Agents anticipe, « sauf choc macroéconomique majeur », un nombre de ventes proche de 980 000, des taux de crédit autour de 3,5% et une hausse des prix comprise entre 2% et 3% sur l’année. « Le marché immobilier poursuit sa phase de normalisation. Après être clairement sorti du rouge, 2025 marque le début d’un cycle à nouveau positif, avec des progressions de prix encore modérées mais bien réelles », analyse Thomas Lefebvre, vice-président data de Se Loger et Meilleurs Agents. Cependant, « aujourd’hui, au-delà des conditions financières, l’incertitude politique constitue un facteur de frein important à la projection des ménages sur le marché immobilier », alerte-t-il.
Méthodologie : Le baromètre Se Loger-Meilleurs Agents est élaboré à partir des données de transactions communiquées par environ 30 000 agences immobilières présentes sur les plateformes, couvrant en moyenne plus de 30% des transactions immobilières nationales, y compris dans les zones rurales. Les prix affichés correspondent à des prix de commercialisation, retraités pour refléter l’évolution du marché. L’étude repose également sur des données sociodémographiques, sur la base des Demandes de valeurs foncières (DVF) et sur les transactions notariales et sur les transactions historiques enregistrées par la base BIEN des Notaires de Paris-Île-de-France.