Un projet de centre de rétention administrative doit voir le jour en 2028 à Nantes

Un projet de centre de rétention administrative doit voir le jour en 2028 à Nantes

Crédit : Image d’illustration – Envato DR

C’est un projet qui a fait couler beaucoup d’encre. Celui du centre de rétention administrative de Nantes. Il prévoit d’enfermer des personnes de nationalités étrangères en vue d’une expulsion du territoire national. D’une capacité d’accueil de 140 personnes, il serait le plus grand site de l’Ouest du pays, et l’un des plus grands de France. Mais son ouverture, prévue pour 2028, fait polémique

 

Le centre implanté dans une zone humide

De nombreuses associations, syndicats et politiques opposés au Cra sont regroupé au sein de Colère Nantes. L’organisation dénonce l’installation de ce projet sur le champ de manœuvre au Nord de Nantes. Ce qui implique la destruction du Bois dormant, soit près de 5 hectares naturels en zone humide.

Dans l’enquête publique qui se termine ce lundi 5 janvier à 17h, près de 700 contributions ont été recueillies, en grande partie opposées au projet.

 

Des divergences entre les partis politiques

Johanna Rolland, la maire de Nantes, a indiqué le 10 juillet dernier dans un communiqué, son opposition de principe aux centres de rétention administrative, « prison du désespoir où la dignité humaine est piétinée ». Une position purement personnelle, car comme maire, elle n’a aucun levier juridique pour s’y opposer.

De leur côté, les élus nantais de droite et du centre y sont favorables