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Jimmy Kimmel, ici à Santa Monica, au mois de janvier 2025, lors des Critics’ Choice Awards.
EN BREF • Jimmy Kimmel a remercié ironiquement Donald Trump lors des Critics Choice Awards, soulignant son influence sur le succès de son talk-show anti-Trump.
• L’émission Jimmy Kimmel Live ! avait été temporairement suspendue après des critiques du comédiens envers les trumpistes, mais a rapidement repris face au tollé.
• Kimmel ne s’est pour autant pas arrêté de critiquer Trump et a même exprimé son intérêt à l’inviter sur son show.
La saison des cérémonies hollywoodiennes commence bien pour Jimmy Kimmel. Pour Donald Trump, un peu moins. Ce dimanche 4 janvier, la star américaine des late-night shows a profité de son prix aux Critics Choice Awards pour étriller comme à son habitude l’actuel locataire de la Maison blanche, bien à sa manière.
« Je tiens à remercier notre président, Donald Jennifer Trump (un surnom sous lequel il a pris l’habitude de l’appeler depuis plusieurs années, ndlr), sans qui nous serions rentrés chez nous les mains vides ce soir », a lancé le présentateur de 58 ans, lauréat du meilleur talk-show de cette 31e soirée organisée par la critique spécialisée.
« Merci pour toutes les choses ridicules que vous faites chaque jour. Ces deux dernières semaines ont été mémorables, et nous sommes impatients de revenir à l’antenne pour en parler », a-t-il poursuivi, après avoir salué les scénaristes, acteurs, producteurs, et celles et ceux qui se sont mobilisés pour « la liberté d’expression », « qui ne va pas de soi dans cette ville ni dans ce pays ».
Parmi les talk-shows les plus regardés de l’autre côté de l’Atlantique, le Jimmy Kimmel Live ! égratigne régulièrement Donald Trump, notamment par la voix de son présentateur, comme lors d’un récent monologue au cours duquel il a eu bien du mal à retenir ses larmes en évoquant l’année 2025 qui arrivait à sa fin.
« La tyrannie prospère »
Au mois de septembre dernier, Jimmy Kimmel a vu son émission sur ABC être subitement suspendue par Brendan Carr, allié de Donald Trump et patron du gendarme américain de l’audiovisuel (FCC), après avoir tourné en ridicule les trumpistes, qu’il accusait d’exploiter politiquement le meurtre de l’influenceur d’extrême droite Charlie Kirk.
Face au tollé et aux accusations de censure dans l’opinion publique et chez des nombreuses célébrités, la chaîne, propriété du groupe Disney, avait finalement fait revenir l’humoriste une semaine après son éviction. Son protagoniste est prévu pour rester à l’antenne jusqu’en 2027, comme l’a assuré à l’AFP une source proche du dossier.
Un contexte sous pression, qui ne l’a pas amoindri. « La tyrannie prospère ici », a renchéri Jimmy Kimmel dans un message diffusé à la télévision britannique, la veille de Noël. Pas rancunier pour un sou, il avait de son côté affirmé, au mois d’octobre dernier, qu’il adorerait même « avoir Trump comme invité » à l’avenir.