Sur les étagères, quelques trains miniatures. Des livres et des revues sur les trains, aussi. Idem sur le bureau où trône l’ordinateur. Et aux murs, quelques affiches et photos… de trains. Bienvenue dans l’antre de Michel Schmitt, qui a fait de cette pièce exiguë à l’arrière de son pavillon heillecourtois, son lieu de travail.

« L’idée, c’est de retrouver et de réunir sur ce site tous ceux qui ont travaillé au dépôt nancéien, basé près du viaduc Kennedy  », résume ce fils et petits-fils de cheminots. « Tous les métiers sont représentés : les conducteurs et les gens qui étaient au service Voies et Bâtiments. »

Et pour compiler photos et renseignements sur le parcours professionnel de ces travailleurs du rail aujourd’hui décédés, Michel Schmitt s’inspire de sa “Bible” : « La revue La Vie du Rail. Je suis abonné. Ce magazine publie quelques nécrologies d’anciens de la SNCF, c’est dans cette rubrique que je cherche les personnes de la région. »

L’idée n’étant pas de piller la revue (« si ça dérange La Vie du Rail , je fermerai mon site, tant pis ») mais bien de figer dans le temps et faire perdurer la mémoire des cheminots, dont certains ont connu « la fin des locomotives à vapeur  ».

Avec l’aide de l’IA

Un travail de recherche qui, forcément, lui fait remonter le temps. Mais sans nostalgie exacerbée. « Moi, je suis d’un autre monde, celui du train d’avant ; j’ai connu les autorails et les Micheline, mais j’ai quand même préféré les dernières années de ma carrière, celles où les trains allaient plus vite ! Et puis aujourd’hui, on a quand même de beaux TER », estime l’homme, au parfum des nouvelles technologies pour élaborer son site internet. « J’ai utilisé l’intelligence artificielle ! Il y a des lignes de code à faire, et sans ça je n’y serais jamais arrivé… » Et tout n’est pas terminé. « J’ai encore des dizaines de Vie du Rail à lire… »

Des revues qu’il lâche tout de même de temps en temps, notamment pour voyager avec son épouse. Par le rail, évidemment. « Ma vie, sourit Michel Schmitt, c’est un peu les trains. »

(1) Mémoire cheminote, à consulter à l’adresse suivante : https://sites.google.com/view/memoire-cheminote-ge/accueil