A Gaza, le 3 janvier 2026. A Gaza, le 3 janvier 2026. OMAR AL-QATTAA / AFP

Israël estime que le cessez-le-feu à Gaza ne justifie pas de laisser les journalistes étrangers y pénétrer, selon un document du gouvernement adressé à la cour, obtenu lundi 5 janvier par l’Agence France-Presse (AFP). « Malgré un changement de la situation factuelle sur le terrain, l’entrée de journalistes (tant étrangers que non étrangers) dans la bande de Gaza sans escorte (…) ne doit pas être autorisée », estime le procureur, représentant le gouvernement.

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« Cela est lié à des raisons de sécurité, sur la base de la position des autorités militaires, qui estiment qu’il existe encore un risque sécuritaire », ajoute-t-il, évoquant « la persistance de menaces et d’incidents ».

L’Association de la presse étrangère à Jérusalem (FPA), qui représente les médias internationaux en Israël et dans les territoires palestiniens, et compte des centaines de membres, avait demandé en 2024 à la justice israélienne de permettre un accès immédiat à Gaza. Après plusieurs reports procéduraux, le gouvernement avait jusqu’à lundi pour répondre formellement à cette requête.

Depuis le début de la guerre à Gaza, en octobre 2023, déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas, les autorités israéliennes ont empêché les journalistes étrangers d’entrer de manière indépendante dans le territoire dévasté. Israël a seulement autorisé au cas par cas une poignée de reporters – dont notre correspondant à Jérusalem Luc Bronner – à accompagner ses troupes dans le territoire palestinien sous blocus israélien.

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« Tactiques dilatoires »

A plusieurs reprises depuis le début de la procédure, la FPA a dénoncé les « tactiques dilatoires » d’Israël « pour empêcher l’entrée des journalistes » dans le territoire. Selon elle, le gouvernement empêche les journalistes de « remplir leur devoir journalistique » et entrave « le droit du public à l’information ».

En dépit de l’accord de cessez-le-feu en place depuis le 10 octobre, les tirs sont quotidiens dans la bande de Gaza. Au total, 420 Palestiniens ont été tués depuis cette date, selon le ministère de la santé du gouvernement du Hamas. L’armée israélienne a fait état de trois soldats tués.

« Il convient également de noter que l’otage décédé, Ran Gvili, est toujours détenu dans la bande de Gaza », rappelle le gouvernement dans son argumentaire à la cour. Ce sous-officier de l’unité d’élite Yassam de la police israélienne avait été tué au combat le jour de l’attaque en Israël du Hamas, le 7 octobre 2023. Son corps avait ensuite été emmené dans la bande de Gaza.

Il est le seul des 251 personnes enlevées – Israéliens et étrangers, civils et militaires, morts ou vivants – à ne pas avoir été rendu à Israël, conformément à la première phase de l’accord de cessez-le-feu avec le Hamas.

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Le mouvement islamiste palestinien affirme aujourd’hui ne pas disposer du matériel nécessaire pour localiser son corps au milieu des décombres de Gaza. Ce dossier est aujourd’hui présenté par Israël comme devant être réglé avant d’entamer les tractations de la deuxième phase de l’accord, au même titre que le désarmement du Hamas ou la gouvernance du territoire côtier, entres autres sujets.

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Le Monde avec AFP

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