Grok, l’IA associé au réseau social X, dans le viseur de la Commission européenne. Ce lundi, l’un de ses porte-paroles a déclaré que l’Union européenne prenait « très au sérieux » les fausses vidéos sexuelles de mineurs générées par l’outil d’intelligence artificielle, et diffusées sur le réseau social d’Elon Musk. Soulignant également que ces vidéos à caractère sexuel, sur lesquelles la justice française enquête, « sont illégales, dégoûtantes et n’ont pas leur place en Europe ».

« X est parfaitement au courant que nous appliquons très rigoureusement le règlement sur les services numériques et nous encourageons toutes les entreprises à s’y conformer », a-t-il ajouté, rappelant que l’UE avait infligé en décembre à X, la toute première amende prononcée pour une infraction à ce règlement, le Digital Services Act (DSA).

Grok berné par des utilisateurs mal intentionnés

La Commission n’avait pas hésité à infliger, début décembre, une amende de 120 millions d’euros à X pour infraction au DSA, malgré les menaces récurrentes de Donald Trump qui accuse le bloc européen de cibler via sa législation numérique les champions américains. Elle avait également demandé, dès le mois de novembre, des explications à la plateforme concernant des propos négationnistes générés par Grok qui avaient suscité un tollé en Europe.

La plateforme d’Elon Musk avait alors répondu à cette demande, et fournis aux équipes de la Commission des informations toujours en cours d’analyse, a précisé le porte-parole de l’exécutif européen. En représailles, l’administration Trump avait, de son côté, pris des mesures, fin décembre, en imposant des sanctions à l’ancien commissaire Thierry Breton, artisan du DSA, ainsi qu’à quatre autres personnalités européennes engagées pour une stricte régulation de la tech et contre la désinformation.

Grok, l’assistant d’intelligence artificielle du réseau X, a reconnu, le 2 janvier, l’existence de « failles » ayant permis à des utilisateurs d’obtenir de lui des images à caractère sexuel impliquant des mineurs ou des femmes, suscitant des protestations à travers le monde et l’élargissement d’une enquête judiciaire en France.