Depuis le 29 décembre, les pancartes s’agitent devant l’entrée vitrée de l’hôtel Marseille Saint-Charles. La colère ne faiblit pas depuis que la direction des ressources humaines leur a annoncé au lendemain de Noël que sept des vingt-cinq salariés seraient licenciés en janvier. « Nous avons eu un échange vendredi avec la direction qui ne parle plus de sept mais de six licenciements. Mais tout est flou, rien n’est justifié. On nous parle de licenciements économiques mais nous savons que les affaires tournent pas trop mal pour le groupe », relève Toufik Ghodbane, équipier dans l’établissement depuis plus de 15 ans et représentant syndical CNT-SO.
L’hôtel a en effet été racheté en 2023 par le groupe hôtelier Alboran, créé en 2016 et propriétaire de 28 établissements en France. Alors que quelques touristes occupent encore les quatre étages, les réservations s’arrêteront jeudi.
La direction entame en effet en fin de semaine de gros travaux pour transformer et moderniser l’hôtel pour qu’il réponde aux critères des « Novotel » quatre étoiles.
« Si la direction est revenue sur le nombre des salariés licenciés, de sept à six, nous espérons que le dialogue puisse s’instaurer et que le droit s’applique. Ce qui n’est toujours pas le cas« , explique la défenseure syndicale CNT-SO, Gaëlle Barbero.
Alors que la colère des salariés de l’ex Holiday Inn se fait entendre devant l’entrée, la direction n’a pas souhaité s’exprimer.