Au Royaume-Uni, il est impossible, depuis ce lundi 5 janvier 2026, de faire de la publicité pour des dizaines d’aliments ultratransformés (biscuits, céréales, boissons gazeuses ou produits surgelés trop gras, salés ou sucrés) avant 21 h à la télévision, une mesure qui, selon le gouvernement, permettra d’éviter chaque année 20.000 cas d’obésité infantile. La publicité en ligne pour ces produits, auxquels s’ajoutent pizzas, glaces, confiseries, yaourts aromatisés ou certains jus de fruits, devient, elle, totalement interdite.
Tous ces aliments ont été évalués comme les « moins sains » dans un système de notation du gouvernement, basé sur la teneur en sel, en graisses, en sucres et en protéines. Certaines céréales sucrées (granola, porridge, muesli) pour le petit-déjeuner, produits de boulangerie ou encore boissons énergisantes, smoothies, hamburgers ou nuggets de poulet surgelés sont eux aussi concernés. Leurs versions plus saines, comme les yaourts nature, seront en revanche épargnées.
22 % des enfants obèses ou en surpoids
Selon le gouvernement, 22 % des enfants en Angleterre sont obèses ou en surpoids lorsqu’ils entrent à l’école primaire, autour de 5 ans, un chiffre qui monte à 35,8 % lorsqu’ils la quittent vers 10 ou 11 ans. Les caries dentaires sont également la première cause d’admission de jeunes enfants entre 5 et 9 ans à l’hôpital au Royaume-Uni.
Le gouvernement espère, avec cette mesure, inciter les industriels à reformuler les recettes de leurs produits pour les rendre plus sains. Katharine Jenner, directrice générale de la coalition Obesity Health Alliance, a salué une « mesure bienvenue et attendue de longue date pour mieux protéger les enfants de la publicité pour des aliments et boissons malsains ».
Le Royaume-Uni a également annoncé fin novembre qu’une taxe sur les boisons sucrées, entrée en vigueur en 2018, allait être étendue à davantage de produits pour inclure notamment les milk-shakes et laits aromatisés.
Le taux d’obésité des adultes dans ce pays est le troisième plus haut d’Europe et cette maladie coûte 11,4 milliards de livres sterling (environ 12,9 milliards d’euros) par an au NHS, le système public de santé, selon le gouvernement.