Samedi 3 janvier face à Rennes, le virage Est du stade Pierre Mauroy était presque vide. Cette fermeture partielle a été décidé par la Commission de discipline de la LFP pour un match ferme et un match avec sursis, après l’usage d’engins pyrotechniques survenu lors de la réception de l’OM le 5 décembre dernier. Sauf que les Dogues Virage Est (DVE) se sont expatriés un peu plus haut dans la tribune et ont exprimé leur mécontentement contre les médias, l’arbitre ou encore la Ligue, à travers des chants insultants et homophobes et une banderole: « LFP, toujours pas de bonnes résolutions, toujours aussi cons ».

Sur les faits qui se sont produits dans les tribunes de Lille ce week-end, le Losc risque un huis clos partiel ou total de son stade. La commission de discipline devrait mettre ce dossier en instruction et donner une décision dans plusieurs jours sur la suite.

Une soirée difficile dans le Nord

Battu par Rennes dans ce choc pour l’Europe, Lille a connu une soirée mouvementée. Pendant que Bruno Genesio a zappé la conférence de presse – officiellement pour « un choix personnel » – Olivier Létang s’est emporté dans les couloirs de Pierre-Mauroy, furieux des décisions arbitrales, notamment sur le carton rouge infligé à Alexsandro. « Vous savez ce que vous avez fait! C’est une honte! C’est un scandale! J’en reviens pas! Vous n’êtes même pas capable de parler calmement! », avait pesté le président lillois à la pause.

Adversaire des Lillois samedi, Habib Beye a regretté certaines attitudes. « On a assez d’expérience pour savoir qu’on ne doit se préoccuper que de ce qu’on peut contrôler et ça se passe sur le rectangle vert. Maintenant, les décisions arbitrales, on peut les contester ou ne pas être d’accord. Mais on est sur le terrain et il n’y a que là où on peut affecter le score », affirmait le coach de Rennes en conférence de presse.

Article original publié sur RMC Sport