C’est le clap de fin. Le producteur nantais de films Capricci, la boîte qui éditait le magazine Sofilm et la société FTL Communication, chargée de post-production, ont sombré. Dans un premier temps placées en redressement judiciaire, les entreprises du Nantais Farid Lounas ont rapidement été liquidées par le tribunal de commerce de Nantes, début décembre. Une dizaine de salariés sont impactés par cette cessation d’activités.

Capricci (556 000 € de chiffres d’affaires en 2023 et un résultat tout juste positif) affiche à son compteur de nombreux films, comme Pasolini d’Abel Ferrara, pour les plus anciens, ou Vincent doit mourir, en 2023. Le dirigeant évoquait dans nos colonnes une année 2025 noire pour le cinéma et le report de plusieurs longs-métrages.

Soupçons de fraudes

Malheureusement, d’autres menaces pesaient sur Capricci. Le film « Vincent doit mourir », en partie tourné dans la région, a été épinglé l’an dernier par le Centre national du cinéma. Après plusieurs mois de contrôle des finances du film qui a coûté environ quatre millions d’euros, le CNC soupçonne des abus de biens sociaux. Il l’a signalé au parquet de Nantes (Loire-Atlantique) qui décidera de suites à donner.

Le cofondateur de Capricci et frère de Farid, Thierry Lounas, est aussi visé par une plainte pour viol pour des faits qui remonteraient à 2010. Une enquête a été ouverte par le parquet de Bordeaux (Gironde). Une dizaine de femmes l’accuseraient, lui et sa compagne, de violences sexuelles et de harcèlement.