Le duel au sommet dans « Black Panther » entre Michael B. Jordan et Chadwick Boseman.

Marvel Studios

Le duel au sommet dans « Black Panther » entre Michael B. Jordan et Chadwick Boseman.

Avant une campagne des Oscars 2026 qui pourrait très bien conduire l’acteur Michael B. Jordan vers sa première statuette pour sa double performance époustouflante dans l’excellent Sinners, le comédien est récemment revenu sur un autre rôle marquant de sa carrière.

En 2018, Michael B. Jordan finissait d’asseoir sa notoriété grandissante en incarnant Erik Killmonger dans Black Panther, 18e film du Marvel Cinematic Universe lancé en 2008 avec Iron Man. Ce dimanche 4 janvier, l’acteur en a donc profité pour évoquer cette expérience intense, à plus d’un titre. Il faut dire qu’à l’époque, ce rôle d’antagoniste − plus qu’un véritable grand méchant − avait presque volé la vedette au superhéros incarné par le regretté Chadwick Boseman.

Radical et déterminé dans ses idées et ses motivations, le personnage de Killmonger était la vraie révélation du film de Ryan Coogler, le réalisateur de Sinners. Mais Michael B. Jordan révèle y avoir laissé quelques plumes. Auprès de CBS News, il admet avoir eu besoin de « décompresser » après le tournage et surtout après avoir incarné ce personnage. « Après le film, ça m’a un peu marqué », admet-il.

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« Je suis allé en thérapie, j’en ai parlé, j’ai trouvé un moyen de décompresser. Et je crois qu’à ce moment-là, j’apprenais encore que j’avais besoin de prendre du recul par rapport à un personnage », ajoute-t-il, admettant au passage que son métier implique souvent « un parcours solitaire ».

« Passer des auditions seul, répéter seul. Il y a beaucoup de préparation, d’expérience et de cheminement. J’ai appris sur le tas et je me suis rendu compte que j’avais encore des choses à régler. La communication est vraiment importante », a également partagé le comédien révélé notamment dans Chronicle et Fruitvale Station (de Ryan Coogler, encore lui). Un détachement de son personnage de Killmonger difficile à appréhender car il explique s’être complètement immergé dans la peau de cet antihéros. Au point de « s’isoler » et de « ne pratiquement pas parler » à sa famille pendant la préparation pour le rôle.

Un rôle marquant (mais trop éphémère)

« Erik n’a pas vraiment connu l’amour. Je pense qu’il n’en a jamais fait l’expérience », a ainsi estimé Michael B. Jordan dans la suite de l’entretien. « Il a subi beaucoup de trahisons, il a été entouré de systèmes défaillants qui l’ont façonné et ont alimenté sa colère et sa frustration », ajoute-t-il au sujet de cet ennemi de Black Panther, venu réclamer le trône du Wakanda dans le film. Tout en dénonçant l’isolationnisme des Wakandais, qu’il accuse de ne pas aider le reste du continent africain malgré des ressources abondantes et à la pointe de la technologique.

Le meilleur exemple de la radicalité et de la colère de son personnage se matérialisait dès sa toute première apparition à l’écran dans le film, lorsqu’il fait remarquer à une conservatrice de musée, à Londres, que les artefacts présentés dans une vitrine ont été volés à son peuple par des colons occidentaux. Raison pour laquelle il se permet de les voler pour les ramener au Wakanda.

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De quoi donner le ton de son personnage qui, attention spoilers, décède à la fin du premier film. Une mort toujours aussi frustrante, car elle a définitivement privé le public d’un retour sur grand écran de Killmonger.