Se loger quand on travaille sur la Côte d’Azur devient un casse-tête quotidien pour des milliers d’actifs. Les emplois sont là, l’attractivité aussi, mais les prix de l’immobilier obligent de plus en plus à arbitrer entre lieu de travail, cadre de vie et budget. Autour de Nice et dans l’ensemble des Alpes-Maritimes, certaines villes tirent pourtant leur épingle du jeu…
Travailler à Nice ou dans sa région reste un privilège. Mais encore faut-il réussir à s’y installer durablement ! Pour de nombreux actifs, la question du logement est devenue centrale, parfois décisive dans un projet professionnel.
Nice et sa métropole, dynamisme économique et pression immobilière
Nice s’impose comme le principal pôle d’emploi du département. Cinquième ville de France, dotée d’un aéroport international, la capitale azuréenne concentre les entreprises du numérique, des technologies de l’information et de l’économie verte, notamment autour de la plaine du Var, du quartier d’affaires de l’Arénas et du projet Nice Éco-Vallée.
Cette attractivité a un prix. À Nice, le mètre carré atteint en moyenne 5 397 euros. Les appartements s’y négocient autour de 5 331 euros le mètre carré, contre 6 220 euros pour les maisons. Le marché est très segmenté. Le Carré d’Or et le front de mer restent réservés à une clientèle aisée. Cimiez attire les familles, séduites par son environnement résidentiel et ses établissements scolaires.
D’autres quartiers offrent davantage de respiration. À Libération ou à Riquier, les prix sont plus contenus que dans l’hypercentre. Ces secteurs conservent une vraie vie de quartier, une bonne desserte en transports et un accès relativement rapide aux zones d’emploi.
La première couronne niçoise apparaît aussi comme une solution pragmatique. À Saint-Laurent-du-Var, limitrophe de Nice et proche de l’aéroport, le prix moyen s’établit à 5 106 euros le mètre carré. La commune séduit par ses zones d’activité et son port de plaisance. Cagnes-sur-Mer, avec son centre historique et son long littoral, affiche un prix moyen de 5 231 euros.
Plus à l’ouest, Carros et La Gaude proposent des niveaux plus accessibles, respectivement 3 877 euros et 4 768 euros le mètre carré. La proximité de la zone industrielle de Carros-Le Broc et les axes routiers expliquent l’intérêt croissant pour ces communes, malgré des temps de trajet parfois plus longs.
À l’inverse, certaines communes des collines restent hors de portée pour la majorité des actifs. Villefranche-sur-Mer atteint 9 797 euros le mètre carré, tandis que Saint-Jean-Cap-Ferrat culmine à 18 174 euros. Ces marchés très haut de gamme attirent surtout cadres dirigeants et chefs d’entreprise.
L’arrière-pays séduit un nombre croissant d’actifs
À l’ouest des Alpes-Maritimes, Antibes joue un rôle clé grâce à la technopole de Sophia Antipolis. Les secteurs de l’innovation, des technologies et de la pharmacie y concentrent des milliers d’emplois qualifiés. Le prix moyen à Antibes s’établit à 6 169 euros le mètre carré.
Les actifs se tournent aussi vers des communes proches comme Valbonne à 5 038 euros, Mougins à 5 919 euros ou Villeneuve-Loubet à 5 900 euros. Ces villes offrent un cadre plus vert tout en restant bien connectées par l’autoroute A8 et les transports.
Cannes reste portée par le tourisme d’affaires et les grands événements internationaux. Le prix moyen y atteint 6 301 euros le mètre carré. Beaucoup d’actifs préfèrent cependant s’installer au Cannet, à 4 830 euros, ou à Mandelieu-la-Napoule, autour de 5 260 euros, pour conserver une proximité immédiate avec les bassins d’emploi.
L’arrière-pays séduit enfin un nombre croissant d’actifs, notamment depuis le développement du télétravail. À Grasse, où le mètre carré s’établit à 3 730 euros, l’activité économique reste soutenue, portée par la parfumerie et l’agroalimentaire. Vence affiche un prix moyen de 4 517 euros.
Plus près du Mercantour, Saint-Martin-Vésubie à 2 447 euros et Blausasc à 3 670 euros attirent des profils travaillant majoritairement à distance. Ici, le logement devient un choix de mode de vie autant qu’un arbitrage financier.
