Vous avez raté les derniers événements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce lundi 5 janvier, au 1.411e jour du conflit.

Le fait du jour

Pas de répit. A la veille d’une importante réunion des alliés de l’Ukraine, plusieurs frappes russes ont frappé le pays ce lundi et même tué deux personnes. Des alertes antiaériennes ont retenti au cours de la nuit sur tout le territoire ukrainien, visé par 165 drones selon le président Volodymyr Zelensky, qui a rapporté de nouvelles coupures d’électricité.

Dans la capitale Kiev, une clinique privée a été touchée, provoquant un incendie et faisant un mort et trois blessés, selon les services de secours qui ont diffusé des images montrant l’évacuation de patients sur des brancards. Margaryta Maliovana, la directrice de la clinique, a témoigné d’une « nuit terrible ». Selon elle, 26 patients se trouvaient sur place au moment de l’impact et un homme de 30 ans a trouvé la mort.

Dans la périphérie de la capitale, les bombardements ont touché plusieurs habitations et infrastructures essentielles, tuant un homme dans la localité de Fastiv.

Les frappes ont provoqué des coupures de courant, nécessitant le déclenchement de systèmes de secours pour maintenir l’approvisionnement en eau et chauffage, a précisé le responsable, alors que les températures nocturnes sont tombées à -8°C.

La revendication du jour

La Russie a revendiqué ce lundi la prise de la localité de Grabovské dans la région de Soumy, dans le nord-est de l’Ukraine, un secteur situé près de la frontière russe. « Les unités du groupement de troupes Nord ont pris le contrôle de la localité de Grabovské, dans la région de Soumy, à la suite d’opérations actives », a indiqué le ministère russe de la Défense.

L’armée ukrainienne avait fait état en décembre de combats dans ce secteur après que des soldats russes ont franchi la frontière pour y lancer une offensive. Les forces russes occupent déjà plus de 200 km2 de territoire dans la région de Soumy, plus à l’ouest.

La région de Soumy n’est pas l’un des territoires dont Moscou revendique l’annexion en Ukraine mais le président Vladimir Poutine avait ordonné à ses troupes d’y conquérir une « zone tampon » qui empêcherait les forces ukrainiennes de pénétrer en Russie comme à l’été 2024.

La déclaration du jour

« Je ne pense pas que cette frappe ait eu lieu »

Les paroles sont signées Donald Trump. Le président américain a indiqué dimanche soir ne pas croire les affirmations de la Russie selon lesquelles l’Ukraine aurait attaqué avec des drones une résidence du président russe Vladimir Poutine. « Je ne pense pas que cette frappe ait eu lieu », a déclaré Donald Trump à bord de son avion présidentiel, notant que « personne ne savait pour l’heure » si les allégations russes, réfutées par Kiev, étaient vraies.

Moscou a accusé Kiev d’avoir visé avec 91 drones, dans la nuit du 28 au 29 décembre, une résidence de Vladimir Poutine située à Valdaï, entre Moscou et Saint-Pétersbourg, et hautement sécurisée. Kiev a qualifié cette accusation de « mensonge » et estimé qu’elle visait à servir de prétexte pour de nouvelles frappes contre Kiev et à saper les pourparlers diplomatiques.

Le Kremlin avait prévenu mardi que « les conséquences » de cette attaque se traduiraient par « un durcissement de la position de négociation » de la Russie.

La tendance

Le sommet de la « coalition des volontaires » prévu ce mardi à Paris réunira 35 pays et vise à afficher la « convergence » entre Washington, les Européens et Kiev sur « les modalités opérationnelles » des garanties de sécurité pour l’Ukraine, a annoncé lundi l’Elysée.

Vingt-sept chefs d’Etat ou de gouvernement, essentiellement européens, sont attendus dans la capitale française pour cette nouvelle réunion à laquelle participeront en tout 35 pays. Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner seront présents, pour la première participation américaine à un sommet en présentiel de cette coalition lancée au printemps par la France et le Royaume-Uni.

Selon des sources diplomatiques, le président ukrainien Volodymyr Zelensky est aussi attendu, ainsi que le Premier ministre britannique Keir Starmer, le chancelier allemand Friedrich Merz, l’Italienne Giorgia Meloni et le Canadien Mark Carney.

Notre dossier sur la guerre en Ukraine

Les dirigeants doivent s’engager notamment sur leur vision commune des « modalités d’un cessez-le-feu » futur entre l’Ukraine et la Russie, et sur leur riposte en cas de violation, ainsi que sur le principe du « déploiement d’une force multinationale » pour « réassurer l’Ukraine » dans le cadre d’un éventuel accord politique, a précisé la présidence française.