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Publié le 05/01/2026 22:24

Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min

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Alors que les envies du président américain d’annexer le Groenland refont surface, le Premier ministre Jens Frederik Nielsen a réclamé que les insinuations et autres pressions cessent. Mais Donald Trump ne semble pas prêt à abandonner.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Des paysages à couper le souffle. Sur l’île trois fois plus grande que la France, le Groenland, qui appartient au Danemark depuis 1721, ne compte que 57 000 habitants. Il est recouvert majoritairement de glace. Pourtant, Donald Trump n’en démord pas. Il veut le conquérir, et vite. « Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale. Et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper, je peux vous le dire. On s’occupera du Groenland dans deux mois », a-t-il déclaré.

Une provocation de trop pour Jens Frederik Nielsen, Premier ministre du Groenland, qui lui répond sur les réseaux sociaux : « Ça suffit maintenant. Plus de pression, plus d’insinuations, plus de fantasmes d’annexion ». Une fin de non-recevoir partagée par la plupart des habitants de Nuuk, la capitale. « C’est irrespectueux, surtout que la population a déjà dit plusieurs fois que nous ne le voulions pas. 99 % des Groenlandais veulent rester dans le royaume danois », affirme un homme.

Donald Trump justifie ses ambitions par les menaces russes et chinoises dans l’océan Arctique, mais les États-Unis disposent déjà d’une base militaire au Groenland et appartiennent, comme le Danemark, à l’OTAN. Pour nombre d’experts, l’enjeu est donc ailleurs : celui des terres rares et des métaux très stratégiques encore peu exploités là-bas. « Le gouvernement américain estime que sur les 50 matériaux les plus critiques pour l’économie américaine, notamment pour l’industrie de la tech, de l’intelligence artificielle, de l’énergie ou de la défense, 44 de ces 50 métaux les plus critiques seraient présents en nombre, commercialement exploitables et, évidemment, particulièrement stratégiques pour l’économie américaine au Groenland », explique Mikaa Blugeon-Mered, géopolitologue spécialiste du Groenland à l’Université du Québec.

Le Groenland et le Royaume du Danemark ont reçu aujourd’hui le soutien officiel de plusieurs États européens dont la France, qui redit son attachement à la souveraineté des États.