Avant, les portes des salles de naissance de L’Archet s’ouvraient par la gauche. Maintenant, la poignée est à droite.

« Ça a l’air de rien mais ça évite d’exposer la tête de la patiente. Ainsi, on préserve son intimité », indique Latifa Benamer.

La coordinatrice en maïeutique du pôle mère-enfant ajoute que toutes ces salles ont été rénovées l’an dernier, deux salles d’urgences ont été créées, ainsi qu’une salle mixte.

Objectif : diminuer l’attente aux urgences gynécologiques, qui était conséquente.

Des salles plus grandes pour accueillir la nouvelle famille

Ces changements ont été entrepris à la demande du personnel de la maternité, pour améliorer les conditions de travail et d’accueil.

« Nous avons repensé la place du conjoint, le circuit patient… avec une philosophie centrale : ne pas séparer l’enfant et ses parents », complète Latifa Benamer.

« Les salles sont plus grandes pour accueillir les parents, tout en restant le plus physiologique possible », abonde le docteur Sergio Eleni Dit Trolli, le chef de service de la médecine néonatale et adjoint au chef du pôle mère-enfant.

Une rupture totale avec les pratiques d’il y a 20 ans, quand les bébés hospitalisés en néonatologie étaient séparés de leurs parents.

Résultat de ce travail de longue haleine : la maternité a accueilli une centaine de naissances supplémentaires l’an dernier, par rapport aux années précédentes.

« Pourtant, la courbe de natalité du département est la même qu’au niveau national : elle est défavorable. Donc je pense que nous bénéficions d’une redistribution des naissances grâce à l’offre que nous proposons », analyse le docteur Sergio Eleni Dit Trolli.

Reste à voir ce que raconteront les chiffres de cette année.