l’essentiel
L’épisode de temps froid qui touche la France depuis Noël atteint son pic en ce début de semaine et Toulouse ne sera pas épargné qui se prépare.
Les températures négatives de la vague de froid qui traverse tout le pays depuis Noël changent le quotidien des Toulousaines et Toulousains qui ont ressorti vêtements chauds, bonnet et gants. Les automobilistes matinaux sont contraints de gratter le gel sur la surface de leur pare-brise. Il faisait – 1 °C lundi 5 décembre. Et ça continue cette semaine, annonce Météo France.
« La neige à Toulouse n’est pas un scénario majoritaire »
Alors neige ou pas neige, sachant que les prévisions sont d’un jour à l’autre très changeantes ? Les habitants de la Ville rose se souviennent de l’épisode neigeux de janvier 2019 qui avait paralysé la circulation sur de nombreux axes. La question s’est évidemment posée pour Méteo France qui, dimanche 4 décembre, évitait de trop s’avancer :
« De la neige à Toulouse, ce n’est pas un scénario majoritaire à ce stade », confiait prudemment Louis Soulard‑Fischer, prévisionniste. Tout au plus, les experts voient « quelques flocons » venir saupoudrer le nord toulousain. En revanche, le sud du département serait davantage exposé : autour d’un centimètre dans le Muretain, jusqu’à deux centimètres vers Carbonne et Cazères, et localement quatre à cinq centimètres en direction d’Aspet et de Luchon.
26 départements en vigilance orange neige-verglas
Vingt-six départements de l’ouest de la France et du bassin parisien étaient placés en vigilance orange neige-verglas pour les journées du lundi 5 et du mardi 6 janvier. La Haute-Garonne n’y figure pas, pour l’heure, mais le conseil départemental est sur le qui-vive qui consacre un million d’euros en moyenne par an pour la viabilité hivernale. En cas de neige, le dégagement des axes routiers devient primordial.
1 200 km de réseau structurant en Haute-Garonne
« Sur l’ensemble du réseau routier départemental de 6 200 km, 1 200 km entrent dans la catégorie réseau structurant, supportant un trafic particulièrement dense, et sont traités dans les 3 h en cas d’intempérie avérée, indique la collectivité. Les 800 km de liaisons intercantonales sont, elles, traitées dans les 9 heures, tandis que les 1 250 km de réseau dit de désenclavement, essentiellement en milieu rural, font l’objet d’une intervention dans les 15 heures. Le reste du réseau est traité dans les 48 heures. De quoi rétablir dans les meilleurs délais possibles, au regard des moyens mis en œuvre, des conditions de circulation acceptables sur l’ensemble du territoire ».
150 agents en astreinte hebdomadaire
Le Département assure pouvoir déployer « des moyens humains et matériels sont mobilisables partout sur le territoire ». Et de préciser : « Durant douze semaines en plaine, du 15 décembre 2025 au 9 mars 2026 et dix-huit semaines en montagne, du 17 novembre 2025 au 23 mars 2026, 150 agents sont en astreinte hebdomadaire ». La collectivité dispose également de 55 engins de traitement (déneigement et salage) qui sont répartis sur tous les cantons dont une dizaine d’engins spécialisés pour les zones de montagne.
« Lorsque les intempéries s’intensifient, près de 400 agents et plus de 60 engins peuvent être mobilisés pour dégager le réseau routier. Si les chutes de neige sont importantes, les actions peuvent se prolonger de façon continue entre 5 heures et 22 heures, les interventions de nuit étant très exceptionnelles », rappelle le conseil départemental.
Les dernières prévisions de Meteo France
Mardi, le temps demeura globalement sec sur l’agglomération toulousaine. Les risques de neige sont jugés faibles par les prévisionnistes. En revanche, les températures seront basses notamment au lever du jour. Les chaussées pourraient devenir glissantes en raison du froid persistant. Mercredi, une nouvelle perturbation arrivera par le nord-ouest. Elle s’accompagnera d’un léger redoux mais la situation sera contrastée selon les secteurs. Sur le massif des Pyrénées, quelques chutes de neige sont attendues avec un simple saupoudrage en moyenne et quelques centimètres supplémentaires plus au nord. Pour Toulouse, le scénario demeure incertain. La ville se situera à la frontière entre l’air froid et un air plus doux : si quelques flocons ne sont pas totalement exclus, leur tenue au sol serait très limitée, voire inexistante. À ce stade, aucun épisode neigeux significatif n’est envisagé pour l’agglomération.