Avant de souffler les dix bougies du casino, son directeur, Dylan Peyras, répond aux questions de Var-matin.

Quelles ont été les évolutions notables depuis l’ouverture ?

Au départ, nous avions deux restaurants, Le 360 (gastronomique) et le Comptoir Joa. Le premier n’était ouvert que le vendredi soir, le samedi soir et le dimanche midi. La rentabilité a été difficile à atteindre, et avoir deux restaurants sur un même plateau s’est avéré compliqué au fil du temps.

Donc on a décidé de transformer Le 360 en un bar à vins qui a été inauguré en mars 2020 avant de… fermer quatre jours plus tard du fait du confinement. Il a rouvert trois mois après, avant d’être à nouveau fermé à l’automne 2020 puis au printemps 2021, toujours à cause de la pandémie qui… ne nous a jamais permis d’installer le concept. On a donc arrêté.

Ce qui a permis de nouveaux aménagements ?

Oui. Entre-temps, nous avions eu l’expérience de la Boîte noire, ce restaurant éphémère où on proposait des dîners à l’aveugle, qui a bien fonctionné durant huit mois, en 2023-2024. Mais en effet, en juillet 2024 on a utilisé l’espace du bar à vins pour étendre le Comptoir Joa.

Et en parallèle, l’espace du Bar des sports a été un peu réduit pour y installer jeux de table et roulettes, dans une ambiance feutrée avec musique lounge, tandis qu’un espace bar a été recréé à côté de la salle des machines, avec vue mer.

Vous avez aussi déplacé le contrôle aux entrées au rez-de-chaussée du casino. Pourquoi ?

Ça a permis de libérer de la place à l’étage où l’espace jeux est passé de 1.000 à 1.500 m². Ce changement a entraîné une légère baisse du flux des gens qui ne venaient que pour voir des matchs au Bar des sports. Mais avec la mise en place d’un espace avec des assises, la clientèle est revenue progressivement. On a aussi réalisé des travaux dans le patio (espace fumeur), avec reprise de l’étanchéité du toit et installation d’un nouveau salon cosy et d’une roulette électronique.

Quels ont été les moments les plus compliqués durant ces dix ans ?

La période Covid bien sûr (2020-2021), puis la flambée des coûts de l’énergie, à laquelle s’est ajouté le coût d’entretien du bâtiment (la réfection du patio notamment). Durant ces années, notre résultat a baissé, d’autant qu’on amortit toujours le coût de la construction (21 millions investis sur fonds propres) jusqu’en 2031. Mais malgré tout cela, la structure reste solide et le casino a reversé jusqu’à présent 23 millions d’euros à la ville. Une redevance, indexée sur le produit brut des jeux, qui est quasiment stable chaque année.

Comment a évolué le nombre de machines à sous ?

On a démarré en janvier 2016 avec 175 machines, dont une partie était des machines d’occasion acquises pour le casino provisoire qui avait fonctionné aux Sablettes de 2012 à 2015. Dans le nouvel établissement, toutes ces machines étaient très proches les unes des autres. Avec le Covid et la fameuse « distanciation sociale », on en a réduit le nombre, ce qui a apporté plus de confort aux joueurs. Donc on est resté sur ce schéma et on a aujourd’hui 125 machines.

L’effectif a-t-il beaucoup fluctué ?

Non. On avait démarré avec plus d’une centaine de salariés pour marquer le coup lors de l’ouverture. Puis on a un peu réduit, mais depuis 2020, l’effectif est stabilisé autour de 90 personnes en CDI.

Quid de l’évolution de la fréquentation ?

Depuis dix ans, 2,4 millions de personnes ont été accueillies. 230.000 la première année ; désormais c’est autour de 210.000 par an. La clientèle des 18-35 ans s’est accrue sur les jeux électroniques depuis 2023, ainsi que sur les jeux de table. 2024 a été plus compliquée, comme d’ailleurs au niveau national pour tous les casinotiers.

Et pour l’année 2025 ?

On a enregistré une croissance de + 5 % sur les machines. Et même si la fréquentation a été bonne, celle sur les jeux électroniques et les tables a un peu baissé du fait… de gros jackpots qui sont tombés, notamment 80.000 euros sur une roulette électronique, puis 125.000 sur une table de poker.

On reste sur notre dynamique et on va, une nouvelle fois, investir 500.000 euros pour installer de nouveaux jeux. Au cours du premier semestre, nous allons rénover le Bar des sports, avec une nouvelle décoration et du nouveau mobilier.

Et toute cette année, nous allons continuer les animations dans la salle de spectacles pour rester un vrai lieu de divertissement, créer du lien avec nos clients et entre nos clients qui peuvent s’amuser et s’y retrouver, que ce soit à l’occasion du Nouvel An chinois (en février), d’un spectacle du Cabaret Gabrielle pour la Saint-Valentin, des KO du rire en mars, et du festival La Kermesse cet été (avec DJ lors des after dans la salle de spectacles), entre autres. Sans oublier l’accueil des salons (de la croisière, du mariage, du vin…) qui fonctionnent bien.

Un week-end de festivités

Le casino compte bien fêter son 10e anniversaire avec ses clients. Il leur a donc concocté un week-end d’animations pour marquer le coup. « Les festivités auront lieu samedi 11 janvier de 11 h à minuit et dimanche 12 janvier de 11 h à 19 h, indique le directeur. On met en place des stands de jeux gratuits pour faire gagner des cadeaux instantanément. Samedi soir à 22 h, un gâteau d’anniversaire sera servi, avec une fontaine de bulles.

La soirée sera ouverte à tous, à condition d’avoir plus de 18 ans et de ne pas être interdit de jeux. Et pour marquer cet événement, nous proposons aussi un grand jeu pour faire gagner un voyage à Las Vegas pour deux personnes (le tirage au sort aura lieu le 31 janvier), avec des tickets à retirer sur une borne. Nous allons aussi faire gagner à nos clients une affiche réalisée spécialement par Monsieur Z. »